Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

mercredi 5 juillet 2017

Une gifle, 55 ans après, à la figure de tous les acteurs et complices de l’abandon de l’Algérie





Une photo

Le numéro de l’Été 2012 de la revue Mémoire d’Empire publiée par l’Association pour la Mémoire de l’Empire français est consacré principalement au triste cinquantenaire de l’abandon de l’Algérie par le régime gaullien.

Tout y est intéressant. Mon attention a été particulièrement attirée par une photo publiée à la page 45, en illustration d’un article consacré à la tragédie d’Oran du 5 juillet 1962. Avec la complicité passive des troupes commandées par le sinistre général Katz, les fellaghas enlevèrent, torturèrent, massacrèrent et firent disparaître dans des conditions indicibles, plusieurs milliers d’Oranais.

Cette photo d’une rue d’Oran, ce 5 juillet 1962, représente un groupe d’une quinzaine d’hommes de tous âges et une seule femme. Ce groupe surveillé par un homme tête nue, vêtu de noir et armé d’une mitraillette, avance, manifestement contraint. Les hommes ont l’air inquiets. L’un d’eux tourne la tête pour regarder, avec anxiété, l’homme armé qui les conduit. Aucun ne parle. L’angoisse sourd de leur attitude, de leur pas mal assuré, de la position de leurs épaules, de leurs regards !

La femme, en robe d'été, environ 35 ans, mince, belle, les traits du visage fins, marche la tête droite, le regard fixe et lointain. Elle serre les mâchoires, elle serre les lèvres, elle serre les poings. On comprend qu’elle sait les traitements ignominieux qui l’attendent avant une mort certaine et sans doute douloureuse. Elle veut cacher sa peur, elle veut garder sa dignité jusqu’au bout. Elle ne veut pas donner à ses bourreaux le plaisir de voir sa détresse, son angoisse, ses faiblesses. Cette brune, fine, aux traits classiques, peut-être d’origine espagnole, comme beaucoup d’Oranais, fière, veut rester digne. On peut supposer qu’elle prie intérieurement pour demander à Dieu de l’aider à mourir chrétiennement malgré les humiliations ignobles qu’elle pressent, les souffrances physiques qu’elle appréhende, elle espère pouvoir conserver son courage et rester moralement humaine vis a vis de la bestialité de ses bourreaux.

Voila ce que la photographie laisse supposer de cette femme. Son attitude incarne le Stoïcisme grec, la « Virtus » romaine, la foi des premiers martyrs chrétiens. C’est la statue du courage humain, chrétien, français face à l’animalité déchaînée.

Honneur à cette Oranaise, pour nous anonyme. Sa dignité est une gifle qui retentit encore, cinquante ans après, sur la figure de tous les acteurs et complices de l’abandon de l’Algérie ! Mentez, mentez salauds ! L’attitude de cette femme rétablit la Vérité !

Paul Gard



Oran, 5 juillet 1962, ces Européens s'étaient réfugiés dans l'église du Saint-Esprit, place de la Bastille…
les hordes du FLN sont venues les enlever sous les yeux du prêtre impuissant…




lundi 3 juillet 2017

Mers-el-Kebir 1940, le crime de guerre de Churchill


Requiem pour les Marins de Mers-el-Kebir


Vincent Bourricot

Vincent Bourricot est né le 05 décembre 1910 à L'Hôpital-Camfrout (Finistère)… Vincent Bourricot a été blessé sur le "Bretagne" le 3 juillet 1940 à Mers-el-Kébir, puis il est mort sur le "Primauguet" à Casablanca en novembre 1942, lors du débarquement allié en Afrique du Nord… Il était Second-Maître canonnier. Son unité : Primauguet. Son décès est inscrit à la commune de Le Faou. Document portant la mention Mort pour la France (MPLF) : Oui…


L’attaque de la flotte française par une escadre britannique, les 3 et 6 juillet 1940, a laissé une blessure profonde dans la mémoire des rescapés et des proches des marins disparus. 1297 marins français sont massacrés par leurs alliés anglais… D’innombrables blessés affluent à l’hôpital militaire d’Oran, l’hôpital Baudens… Tous ces jeunes marins n’attendaient que la poursuite du combat contre l’Allemagne occupante. Ils sont trahis, abandonnés, sacrifiés… Dès le 21 juin 1940, la Royal Navy a positionné en Méditerranée la force H de Gibraltar, commandée par l'amiral James Somerville. Cette flotte compte un porte-avions, deux cuirassés, un croiseur de bataille, deux croiseurs, onze destroyers. La Marine française, sous le commandement du vice-amiral d'escadre Marcel Gensoul, aligne dans le port de Mers el-Kébir deux croiseurs de bataille, deux cuirassés anciens, six contre-torpilleurs, quinze torpilleurs, un transport d'hydravions et six sous-marins. Le cuirassier « Le Bretagne » subit les plus lourdes pertes : 36 officiers, 151 officiers-mariniers, 825 quartiers-maîtres et marins… 1012 soldats de la Marine… Victor Le Borgne, matricule 0597, est fusilier-marin sur « Le Bretagne »… Un hommage rendu à un grand-père tué ce jour-là… Les vidéos qui suivent sont mises en ligne par son petit-fils, Nicolas. Mers el-Kébir 1940, un blog émouvant, sincère, vrai, très documenté, un forum avec de nombreux commentaires qui s’affrontent parfois mais d’une rare qualité…














Qui sont les responsables de cette tragédie…  les Anglais… les Français… Les principaux protagonistes :  Winston Churchill et l’amiral James Somerville, l’amiral François Darlan et le vice-amiral d'escadre Marcel Gensoul… DeGaulle ? DeGaulle, à Londres, n’a aucune influence directe. Pourtant dès le 8 juillet, il justifie « sans ambages » l'opération Catapult :
« [...] en vertu d’un engagement déshonorant, le gouvernement de Bordeaux avait consenti à livrer les navires à la discrétion de l’ennemi. Il n’y a pas le moindre doute qu’en principe et par nécessité l’ennemi les aurait employés soit contre l'Angleterre, soit contre notre propre Empire. Eh bien, je le dis sans ambages, il vaut mieux qu’ils aient été détruits. » 
L’image de DeGaulle auprès des Français d’Algérie est dès lors détestable, il s’en souviendra 20 ans après… La lecture des discours virulents de DeGaulle à la BBC, les jours précédant l’opération Catapult, discours insistants affirmant que la flotte française sera livrée à l’Allemagne  par le Maréchal Philippe Pétain au mépris de la parole donnée, laisse à penser que la responsabilité de DeGaulle est fortement engagée dans la décision de l’Angleterre d’intervenir afin d’éviter que ces redoutables navires français rejoignent les forces allemandes. De Gaulle se trompe ou comme toujours feint de se tromper sur les intentions du Maréchal Philippe Pétain…  Le sabordage de la flotte française à Toulon deux ans plus tard, en témoigne encore… De tous les généraux français, DeGaulle est bien le premier à avoir trahi… Il déserte, suscite une rébellion sans réserves contre un gouvernement légitime…  Ne revient sur le territoire national, la victoire acquise par ceux qui ont effectivement combattu, que pour cueillir les honneurs et le pouvoir… Livrer la France aux massacres et aux horreurs de l’Épuration…. Et, entreprendre, lui et ses séides, une monstrueuse opération de manipulation et falsification de l’Histoire.  Falsifications qui par l’école, relayée par les médias, ont maintenant contaminé imprégné désinformé plusieurs générations de jeunes Français. Nous en subissons aujourd’hui et pour encore longtemps toutes les conséquences… Le Maréchal Philippe Pétain est devenu un salaud… De Gaulle le Sauveur… Quand DeGaulle décrit le Maréchal Philippe Pétain en homme en manque de pouvoir, il ne fait que dessiner un autoportrait…

Ces vidéos ont été mises en ligne par  Nicolas, petit-fils de Victor Le Borgne, matricule 0597, fusilier-marin sur « Le Bretagne » : Mers el-Kébir 1940, un blog émouvant, sincère, vrai, très documenté, un forum avec de nombreux commentaires qui s’affrontent parfois mais d’une rare qualité…