Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

mercredi 23 février 2011

Une Chevalerie des temps modernes…



Les Camelots du Roi : Une Chevalerie des temps modernes…

Lorsque l'Action Française commença à paraître, en mars 1908, des jeunes gens parmi lesquels les frères Réal del Sarte et les frères Lefèvre décidèrent de la vente à la criée le dimanche à la sortie des Églises du XVIIe arrondissement. Ils eurent bientôt des émules dans les autres quartiers et en province. Un journaliste les appela par dérision "Les Camelots du Roi" puisqu'ils proposaient leur marchandise aux passants. Les jeunes militants d'AF relevèrent le défi et adoptèrent cette appellation. La vente du journal à la criée, depuis lors, a toujours été la tâche essentielle des Camelots du Roi. Elle contribue à la diffusion des idées royalistes dans le grand public, mais elle est aussi l'école du militantisme. C'est en vendant le journal que le propagandiste apprend à affronter l'adversaire, à discuter avec les sympathisants, à s'astreindre à une discipline librement consentie.
À coté des vendeurs, les Camelots du Roi ont naguère compris des "commissaires" chargés des services d'ordre et des interventions dans la rue ou chez l'adversaire. Les Camelots du Roi se sont voulus des "gendarmes supplétifs" dont la mission première était de mettre "la violence au service de la raison", une violence toujours mesurée d'ailleurs. Si les Camelots du Roi ont été parfois victimes d'agressions mortelles, ils n'ont jamais tué personne.

Martyrs ou voyous, héros ou activistes? Qui étaient-ils vraiment ces Camelots du Roi, toujours "une canne dans la main et dans la poche un bon livre" ?
Pendant la première décennie du vingtième siècle, les royalistes d'Action Française mettaient sur pied cette organisation militante, l'une des plus formidables, l'une des plus originales aussi, et lui assignaient un rôle précis : réconcilier la France avec son Roi, s'opposer aux menées antinationales dont le pays faisait alors l'objet.
Leurs combats de rue défrayèrent la chronique, leurs débâts d'idées passionnèrent plusieurs générations de Français et la modernité de leur action marqua tous les mouvements politiques.
Ces jeunes hommes, artisans, aristocrates, bourgeois, étudiants, ouvriers, n'avaient peur ni des coups ni des mots. Pas plus que des balles. La Grande Guerre décapita pour un temps ce mouvement qui compta alors plus de héros morts que de chefs vivants.

De la seconde guerre mondiale à l'épuration

Jusqu'en 1939, l'Action Française a tenté d'empêcher la guerre car elle savait que la France n'était pas en mesure d'affronter une Allemagne qui avait scellé une alliance avec la Russie soviétique pour dépecer la Pologne. La guerre déclarée, l'AF pratique l'union sacrée, comme en 1914, et soutient les gouvernement successifs. Elle ne cesse de précher la confiance dans l'armée.
Cependant, en juin 1940 c'est l'invasion. La route de Paris est ouverte. Le président de la Ligue d'Action française, le lieutenant-colonel François de Lassus Saint-Geniès tombe au champs d'honneur. L'Action Française se replie à Poitiers où elle publie six numéros, puis ses principaux collaborateurs gagnent Villefranche-de-Rouergue, en attendant de remonter à Limoges après la signature de l'Armistice. Elle y reste quatre mois, puis s'installe à Lyon jusqu'en 1944.

"La Divine surprise" : Maurras salue ainsi le fait que, devant l'étendue de la défaite de la France et la dissolution de l'Etat, le maréchal Pétain se sacrifie pour assurer le pouvoir, nous évitant ainsi un goleiter allemand, qui nous aurait complétement soumit comme à l'Est.
Pendant l'occupation, l'Action française (repliée à Lyon) défend la ligne de "la France seule" : contre le clan des "ja" (les collaborateurs) et le clans des "yes" (la dissidence de Londres) qui ajoutaient le malheur de la guerre civile à celui de l'abaissement de la France, il ne fallait songer qu'à l'unité nationale, pour préparer la revanche. Pour Maurras, l'Allemagne n'a cessé d'être "l'ennemi N°1".

Après l'Armistice, l'Action française a en effet refusé de rentrer à Paris pour ne pas être soumise à la censure allemande. La zone sud, même après son invasion par les Allemands en novembre 1942, bénéficiera toujours d'un régime particulier pour la presse laquelle, jusqu'au bout, n'aura affaire qu'à des censeurs français.
C'est la raison pour laquelle L'Action Française a continué à paraître après 1942. Cependant, au mois d'août 1944, après la percée des forces alliées en Normandie et leur débarquement en Provence, la retraite allemande s'accentue. Le 20 août les Allemands viennent arrêter le Maréchal à Vichy et le déportent de l'autre côté du Rhin. Les bureaux de L'Action Française, au 66 rue de la République, sont pillés. Charles Maurras et Maurice Pujo entrent en clandestinité. Leur collaborateur Louis-François Auphan leur apporte les nouvelles de l'extérieur.
Le préfet régional communiste Yves Farge, qui règne désormais sur Lyon libérée des Allemands en tant que commissaire de la République, est furieux d'apprendre cet entretien. Il fait du chantage sur Auphan en lui disant qu'il sait où se trouve Maurras et il demande que celui-ci vienne le voir. Auphan craint que Maurras et Pujo soient victimes d'une exécution sommaire de la part des F.T.P  "les partisans communistes"  et leur conseille de se livrer.
Les deux co-directeurs de L'Action Française sont enfermés à la prison Saint-Joseph le 5 septembre 1944.

N'oublions pas que le parti Communiste collabora avec l'Allemagne jusqu'en 1942, date de l'entrée de l'Allemagne en Union Soviétique... Que ceux-ci négocièrent la reparution du journal "l'Humanité" auprès des autorités allemandes...

La France vit alors une révolution sanglante qui vient ternir la joie de la libération du territoire. Partout une pseudo-justice masque des règlements de comptes politiques. Les condamnations à mort s'ajoutent aux exécutions sommaires que les historiens estiment aujourd'hui autour de 40 000.
Maurras et Pujo sont inculpés d'intelligences avec l'ennemi, ce qui est un comble quand on songe que l'Action française n'a cessé, tout au long de son existence, de dénoncer et de combattre le germanisme, et particulièrement son dernier avatar, le nazisme.
Le procès à lieu du 25 au 27 janvier 1945 devant la Cour de Justice du Rhône. Au cours des débats, les accusations portées contre Maurras se révèlent inconsistantes. Paul Claudel qui prétend avoir été dénoncé aux Allemands se garde bien de venir confirmer à la barre son accusation. En revanche, Georges Gaudy, officier en activité, qui appartient à l'Armée d'Afrique et a fait la campagne d'Italie, vient apporter son témoignage sur l'hostilité constante de l'Action française à l'égard de l'Allemagne. La Cour de justice n'en tiendra pas compte. C'est le temps d'une "justice" révolutionnaire.
Le procureur Thomas demande la mort pour Maurras. La sentence tombe le 27 janvier 1945. Maurras est condamné à la réclusion à perpétuité et Maurice Pujo à cinq ans d'emprisonnement. Un groupe d'anciens des Camelots du Roi était résolu à exécuter le procureur Thomas et le président de la Cour de justice si Maurras était fusillé. Ils ont assistés aux audiences déguisés en F.F.I avec brassard tricolore ! On peut penser que cette menace, qui était connue des intéressés, a influé sur le verdict.
Durant son procès, Maurras jettera au visage de ses "juges" indignes le superbe défi : - "Pour moi, cela m'est égal, je suis un viel homme : douze balles dans la peau ou rien... ce n'est rien du tout ! J'ai consacré [à la France] ma vie, mes sueurs, mes forces. Si je pouvais lui donner mon sang, je vous assure que rien ne serait plus glorieux ni plus agéable pour moi..."

vendredi 11 février 2011

Robert Boissières

 
Robert Boissières, 20 ans
(photo prise peu avant son assassinat)
Robert Boissières, né le 11 février 1942 à Toulouse, a été odieusement assassiné à vingt ans devant le domicile de ses parents le jeudi 12 avril 1962 à Alger par une bande d'aviateurs de l'armée française en vadrouille.  Troufions éméchés fervents gaullistes quillards de l'Appel à la capitulation du 19-Mars… Agression gratuite, lâche, imbécile, criminelle. Geste de gaullistes ordinaires. Geste de Français ordinaires…

Aspects de la France, jeudi 19 avril 1962

Nouvelles d’Alger 
(Copie intégrale d’un article non signé publié par Aspects de la France, le jeudi 19 avril 1962. L’original de cette coupure de journal m’a suivi jusque dans mon exil asiatique.)
Le 12 avril 1962, vers 23 heures, un peu avant le couvre-feu, un jeune Français de 20 ans, étudiant en 1ère année de Droit, Robert Boissières, a été tué par les « forces de l’ordre », une patrouille de gendarmerie de l’Air, près du Rectorat, route du Golf à Alger. 
Il venait, avec quatre camarades, dont son frère, âgé de 18 ans, d’apposer des inscriptions "O.A.S." dans le quartier.
Ils rentraient chez eux lorsque, entendant une voiture militaire, ils se cachèrent dans le rebord du talus, parmi les herbes. C’est là que sans sommation aucune, Robert Boissières fut exécuté d’une rafale de mitraillette, tandis que son camarade, Jean Zonza, 21 ans, étudiant en Médecine, était grièvement blessé.
Le quartier fut mis en émoi par cette rafale et en particulier les parents de Robert qui habitent au Clair Logis des P.T.T. Son père, inquiet, descendit immédiatement sur les lieux du drame. Il rencontra un militaire qui lui annonça froidement qu’il venait de « fusiller » un jeune, en même temps qu’il lui tendait la carte d’identité de sa victime. Douleur du pauvre père lorsqu’il reconnut que c’était celle de son fils.
Les Agences de Presse ont donné différentes versions, des versions fausses surtout. On a prétendu qu’un coup de feu avait été tiré. C’est faux. Ces garçons n’étaient pas armés. Mais on use du mensonge pour essayer d’excuser un acte odieux…
Les obsèques de la jeune victime ont été célébrées ce matin, lundi 16 avril, à 9 heures, à la "sauvette". On avait interdit tous faire-part et communiqués dans les journaux. On craignait l’affluence… J’y suis allé avec mes enfants et deux camarades de Robert Boissières.
Malgré toutes les précautions prises par les autorités, il y avait plus d’un millier de personnes à suivre ce malheureux convoi de quelques mètres dans le cimetière de Saint-Eugène, entre la morgue et le dépositoire. Mais obsèques émouvantes, bouleversantes dans leur simplicité, dans leur clandestinité. Foule digne, très impressionnée… Les martyrs de la foi en ont eu d’identiques, et de telles morts, de telles obsèques ne peuvent qu’affermir une religion ou un idéal…
Le jeune frère de Robert, retenu à l’école de police d’Hussein Dey, n’a pas été autorisé à rendre ce dernier hommage… Quelle tristesse.
Ce n’est pas avec de tels assassinats, de tels procédés pour essayer d’étouffer nos sentiments qu’on parviendra à l’apaisement d’une population française de plus en plus survoltée.
Après cette pénible cérémonie, je suis allé ensuite, seul, me recueillir sur les lieux du drame. À l’endroit où est tombé ce pauvre enfant : des bouquets de fleurs, quelques-uns avec ruban tricolore et contre le tronc d’un arbre mort trois lettres sont épinglées : celle d’une mère bouleversée, et deux autres écrites par des camarades de la victime. Lettres qui crient une indignation bien légitime…

Le rédacteur, sous la menace de la censure et de la saisie du journal, malgré son émotion, reste très réservé. Il ne précise pas que la caserne de ces aviateurs jouxte l’immeuble du Clair Logis des P.T.T. Il ne s’interroge pas sur ce que faisaient réellement à cette heure hors de leur base ces aviateurs ? Retour de beuverie ? Ce qui est avéré est que le militaire assassin qui proclama froidement qu’il venait de « fusiller » un jeune, ses acolytes et toute la troupe, jusqu’à tard dans la nuit, fêtèrent ce haut fait de guerre sous les fenêtres des familles des victimes. De plus, nous ne pouvons manquer de nous interroger sur la sanction de cet acte de bravoure. L’assassin et ses complices furent-ils par la suite décorés ? La haine degaulliste n’exclut rien.

Depuis, en France, sur le territoire français métropolitain, partout, chacun risque de croiser l’un de ces ivrognes. Pourquoi ne serait-ce pas celui-ci ? Pourquoi pas celui-là ? De toute façon par leurs votes successifs, et d’abord celui en faveur de l’abandon de l’Algérie, les Français ont sans cesse réaffirmé leur complicité avec ces assassins… Décidément, ce pays m’est définitivement infréquentable… À présent, mon vœu le plus cher reste de n'avoir jamais à vivre dans ce pays d’infâmes, la France,… ni d'y crever,… ni que mes cendres y soient  souillées.

Alex Nicol dans « La Bataille de l’OAS » publié dès novembre 1962 (Les Sept Couleurs) donnera une version qui rejoint celle d’Aspects de la France, et  confirme (pages 129-130) : « Jamais on n’a fait état de l’ouverture d’une enquête quelconque ni de sanctions prises contre ces militaires pour le moins nerveux sur la gâchette… »

Une version tout aussi horrible de ces faits est rapportée par Francine Dessaigne dans son « Journal d'une mère de famille pied-noir » :

Vendredi 13 avril 1962. … Le journal d'hier nous apprend la mort de Robert Boissières, dix-neuf ans. Jeudi soir, il dînait en compagnie de son frère aîné chez la fiancée de ce dernier. Vers 11 heures ils rentrent à pied dans le quartier de la Redoute. Un groupe de jeunes gens court sur la chaussée suivi de près par une patouille de métropolitains. Les Boissières s'arrêtent. Les jeunes gens prennent une petite rue et disparaissent dans la nuit. La patrouille revient sur ses pas et retrouve les deux frères. Bruit de culasse, les jeunes gens s'aplatissent sur le trottoir. Les soldats s'approchent et, presque à bout portant, tirent deux balles dans la tête de Robert et une rafale sur son frère. Robert Boissières est mort hier matin; son frère exsangue est dans un état grave. C'est ce que raconte à mon mari un de leurs cousins…

Les divergences entre ces versions des circonstances d’un même assassinat témoignent de l’extrême tension qui régnait alors à Alger et de l’intolérable pression exercée par les séides du pouvoir métropolitain d’alors désormais allié inconditionnel du FLN, tant dans le crime que dans la propagande et la manipulation de l’information. Ce même jour, ce 12 avril 1962, le général Edmond Jouhaud, arrêté à Oran peu avant, est condamné à mort. Le vendredi suivant, le 20 avril, le général Raoul Salan devait être lui aussi arrêté…


Faire-part édité et diffusé clandestinement par l’Association générale des étudiants d'Alger (AGEA) :



(Maquette réalisée par Josseline Revel-Mouroz et Hélène Mattéi - AGEA)

Le 10 octobre 1984 Robert a quitté Terre-Cabade. Il repose désormais au nouveau cimetière de Cugnaux, dans la proche banlieue de Toulouse.


Instants de bonheur à l'AGEA…  Robert : le seul civil


Le 5 juillet 2003, en présence de plus de 1500 personnes unies dans un profond recueillement, était inaugurée, au centre du cimetière du Haut-Vernet à Perpignan, une stèle en l'honneur de 104 des "fusillés et combattants  tombés pour que vive l'Algérie française". 

Inauguration de la stèle aux "Martyrs tombés pour l'Algérie française", fin de cérémonie : appel personnel de chacun des 104 Martyrs
"Aux fusillés, aux combattants tombés pour que vive l'Algérie française",
cimetière du Haut-Vernet, Perpignan


"Aux fusillés, aux combattants tombés pour que vive l'Algérie française"…
104 martyrs auprès des fusillés  Jean Bastien Thiry, Roger Degueldre, Albert Dovecar, Claude Piegts,
 cimetière du Haut-Vernet, Perpignan



vendredi 4 février 2011

Peuples, soyez attentifs…

"Publicité ! Que demande toute la foule moderne ? Elle demande à se mettre à genoux devant l’or et devant la merde !... Elle a le goût du faux, du bidon, de la farcie connerie, comme aucune foule n’eut jamais dans toutes les pires antiquités... Du coup, on la gave, elle en crève... Et plus nulle, plus insignifiante est l’idole choisie au départ, plus elle a de chances de triompher dans le cœur des foules... mieux la publicité s’accroche à sa nullité, pénètre, entraîne toute l’idolâtrie... Ce sont les surfaces les plus lisses qui prennent le mieux la peinture."

Louis-Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre, Éd. Denoël, 6e édition, p. 54

mercredi 2 février 2011

Louis-Ferdinand Céline : l'inferiority-complex

"Si j'étais encore là, mon cher freddie mythe errant, j'aurais déjà emprunté mon plus joli stylo et t'aurais façonné un p'tit pamphlet en ton honneur qui t’aurait filé une irrépressible courante dont tes fonds de falzar seraient souillés jusqu'à trépas. Mais ta lâcheté a voulu que tu attendes mon absence pour te fourvoyer à mon égard, mais crois-moi, tu ne perds rien pour attendre !
Alors, merci tout de même à ceusse qui apprécieraient encore ma verve et mon style, que tout le monde a voulu imiter sans jamais l'égaler."
L-F C 


Les critiques, surtout en France, ils sont bien trop vaniteux pour jamais parler que de leur magnifique soi-même. Ils parlent jamais du sujet. D’abord ils sont bien trop cons. Ils savent même pas de quoi il s’agit. C’est un spectacle de grande lâcheté que de les voir, ces écœurants, se mettre en branle, s’offrir une poigne bien sournoise à votre bonne santé, profiter de votre pauvre ouvrage, pour se faire reluire, paonner pour l’auditoire, camouflés, soi-disant « critiques » ! Les torves fumiers ! C’est un vice ! Ils peuvent jouir qu’en dégueulant, qu’en venant au renard sur vos pages. J’en connais qui sont écrivains et puis millionnaires, ils sortent exprès de leurs rubriques pour se filer un rassis, chaque fois que je publie un ouvrage. C’est la consolation de leurs vies... des humiliations de profondeur, des « inferiority-complex », comme ça s’intitule en jargon.
Louis-Frerdinand Céline, Bagatelles pour un massacre, Éd. de la Reconquête, p. 93

mardi 1 février 2011

Louis-Ferdinand Céline nous reçoit à son domicile de Meudon

Louis-Ferdinand Céline, entouré de ses chiens, de son perroquet, nous reçoit dans l'intimité de son domicile de Meudon… Entretien émouvant de près de vingt minutes avec Louis Pauwels… Louis-Ferdinand Céline évoque d'abord le passage Choiseul, ses parents, son enfance, ses études…  Dans la seconde partie, Louis-Ferdinand Céline se confie alors sur la vie, ses peines, les écrivains,  l'écriture, la médecine, l'amour, la vulgarité, la guerre, Dieu, la mort...  

"Au revoir et merci…"

Cette causerie devait être programmée le 19 juin 1959 dans l'émission "En Français dans le texte". Elle a été interdite de diffusion en raison des écrits politiques de Céline, sous prétexte des libres propos de cette émission "jugés" trop forts. Malgré un jeune Louis Pauwels conventionnel à souhait. Déjà très  "Figaro"… Plus de cinquante ans après rien ne change… Rebelote !!!