Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

mardi 30 novembre 2010

La Reconquête






L'Épuration, c’est pas fini… Une censure, larvée, pernicieuse, ampute d’écrits majeurs l’œuvre de certains parmi nos plus grands écrivains… Lucien Rebatet… Robert Brasillach… Charles Maurras… Léon Degrelle… Louis-Ferdinand Céline… L’écrivain et son œuvre, toute son œuvre, sont indissociables, ne supportent dans leur complexité aucune mutilation.  Proscrire certains écrits c’est attenter à l’image de l’écrivain… offenser la littérature… miner un patrimoine culturel… outrager l’Art… Si l’écrivain assume ses idées, s’en informer n’implique du lecteur ni adhésion ni approbation, seulement volonté de savoir… volonté qui mérite respect.
La Reconquête, une maison d’édition courageuse, entreprend la réédition de nombre de ces œuvres. Une visite du site s’impose à tous ceux avides de mieux comprendre une époque dont l’Histoire reste criminellement falsifiée… Goûter à ces œuvres littéraires maudites et qui pourtant font honneur au patrimoine culturel en français…  lever les falsifications sur une des époques les plus travesties…
Un catalogue très riche, où se côtoient Saint-Augustin, Charles Péguy, Joris-Karl Huysmans, Georges Bernanos, François-René de Chateaubriand, Jules Michelet, Léon Bloy, Maurice Barrès… Tous les ouvrages sont excellemment présentés, certains traduits en anglais.  À des prix très raisonnables. Rapidement expédiés.
Les Éditions de la Reconquête : http://www.editionsdelareconquete.com

dimanche 28 novembre 2010

Arunachal Pradesh

Nouvelles tensions aux frontières tibéto-indiennes… frontières de l'Arunachal Pradesh, "le Tibet du sud", selon les Chinois, déjà partiellement envahi en 1962.  L'Inde vient de former deux nouvelles divisions  - comprenant plus de 36.000 hommes - pour défendre son État du nord-est, l'Arunachal Pradesh. La 56e Division sera basée dans l'État voisin du Nagaland pour protéger le flanc est d'Arunachal Pradesh d'une attaque chinoise depuis la Birmanie. L'autre nouvelle formation, la 71e Division, sera basée au sud, en Assam, pour protéger le centre de l'Arunachal Pradesh. « Tous les hommes des ces formations seront recrutés au sein des tribus montagnardes locales,  mais les officiers viendront de l'Armée indienne au moins pendant un certain temps », a déclaré un commandant de corps. Avec la formation des ces deux nouvelles divisions, le déploiement de l'Inde dans le secteur oriental de sa frontière avec la Chine remonte au niveau de cinq divisions, celui de 1986-87, lorsque les deux pays en étaient une nouvelle fois arrivés au bord d'un conflit ouvertement déclaré.


Tawang : le "Gaden Namgyal Lhatse", le plus grand monastère bouddhiste après le "Potala"


Tawang : Pélerin au "Gaden Namgyal Lhatse"

Le Times of India fait état de mouvements rapides des troupes indiennes dans les territoires du Nord-Est pour contrer le déploiement massif des forces chinoises sur la frontière tibétaine. L’Inde a ainsi déployé deux nouvelles divisions d’infanterie sur la région frontalière située en Arunachal Pradesh, zone que la Chine dit sienne. Le Ministère de la Défense de l’Inde précisait que les deux divisions alpines d’infanterie incluaient 1 260 officiers et 35 011 soldats et qu’elles seront « opérationnelles avec un équipement spécialisé » en 2011. De même le premier bataillon des Scouts de l’Arunachal sera prêt à agir sur place dès mai prochain.

Un gradé confirmait : « Les deux divisions sont dès maintenant presque complètement sur place, avec des officiers et des soldats déjà en train d’être assignés à leurs postes. Et ils sont sur le point de recevoir leur nouvel équipement incluant des véhicules blindés et de légers obusiers ».

« Dés à présent, le Gouvernement a donné son accord pour le déploiement du bataillon des Scouts de l’Arunachal. Les Scouts du Sikkim sont également en préparation », précisait un officier. Créé sur le modèle des Scouts du Ladhak (promu au rang d’infanterie de régiment après son rôle crucial dans la chasse aux intrus Pakistanais lors du conflit de Kargil en 1999), les Scouts de l’Arunachal sont aussi centrés autour de la notion de « fils du territoir ».

Pendant ce temps les experts chinois dénoncent les mouvements Indiens comme une erreur de New Delhi. Le plus récent déploiement de bataillons Indiens se tient à trois semaines de la venue officielle du premier ministre chinois Wen Jiabao, pour le 60ème anniversaire du début des relations diplomatiques entre les deux pays.

« Depuis la guerre avec la Chine en 1962, l’Inde a placé dans la région une dizaine de divisions alpines », annonçe Wang Dehua dans le Global Times, journal d’État. Il cite un expert chinois disant au Shanghai International Studies Center : « une telle stratégie a pour but de gagner des points aux prochaines discussions sino-indiennes à venir au sujet des disputes frontalières ». Wang ajoute plus loin que « ces groupes bellicistes de New Delhi se montent la tête à la suite du soutien des Etats-Unis à la demande indienne de devenir membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU ».

De l’Académie chinoise des sciences sociales, département d’Études de l’Asie Pacifique, Sun Shihai dit que le plan indien de concentration des troupes rend les discussions au sujet des frontières plus difficiles. « En agissant ainsi, l’Inde montre son manque de volonté à faire de concessions lors de ces discussions » ajoute-t-il.

Une tension  analogue existe au Ladhak…






On pourra exploiter les liens vers d'autres vidéos à la fin de cet enregistrement…


samedi 27 novembre 2010

Le Premier ministre malgache, Camille Vital, parle…






Le Premier ministre malgache, Camille Vital, s'entretient avec Juliette Rengeval pour RFI. Surprenant le ton de l'entretien. Serein, pondéré, réfléchi… Étonnant, n'est-ce pas ? Un général, Premier ministre d'un régime que l'on voudrait présenter comme pestiféré qui s'exprime avec tant de mesure…







vendredi 26 novembre 2010

Ian Smith


Ian Smith
« Si Smith eût été un homme noir,
je dirais qu'il aurait été le meilleur Premier ministre que le Zimbabwe a jamais eu. »
Morgan Tsvangirai, Premier ministre du 11 février 2009 au 11 septembre 2013,
président fondateur du Mouvement pour le changement démocratique (MDC),
candidat aux élections présidentielles en 2002 puis 2008 contre Robert Mugabe.


Morgan Tsvangirai

Selon le Mail et Guardian Online, la coalition gouvernementale du Zimbabwe serait de plus en plus fragile…  Ce 25 novembre, Morgan Tsvangirai, Premier ministre du Zimbabwe, aurait décidé de poursuivre en justice le président Robert Mugabe pour violation de la Constitution et de l'accord de partage du pouvoir prévoyant que le Premier ministre soit consulté sur toutes les décisions importantes. Morgan Tsvangirai chercherait ainsi à faire annuler la nomination unilatérale décidée par Mugabe en octobre de dix gouverneurs provinciaux.







jeudi 25 novembre 2010

Alassane Ouattara ?

Alassane Dramane Ouattara, dit ADO
La tension est extrême en Côte d’Ivoire avant le deuxième tour de l’élection présidentielle de dimanche prochain 28 novembre…




Le Conseil de sécurité de l`ONU a décidé de transférer du Libéria en Côte d`Ivoire trois bataillons d`infanterie (500 hommes) et une unité aérienne, en raison des menaces de violences qui pèsent sur le second tour de la présidentielle prévu dimanche. Dans une résolution adoptée à l`unanimité, le Conseil souligne que "la situation en Côte d`Ivoire continue de mettre en péril la paix et la sécurité internationales dans la région". Le transfert de la mission des Nations unies au Liberia (Minul) à l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (Onuci) est prévu pour une période de quatre semaines au plus. Il s`agit d`un maximum de trois bataillons d`infanterie (500 hommes) et d`une unité aérienne composée de deux hélicoptères de transport militaire. Les membres du Conseil de sécurité "expriment leur inquiétude après les récents incidents en Côte d`Ivoire", a déclaré son président, Mark Lyall Grant, dans une déclaration lue devant la presse. "Ils sont tombés d`accord pour inviter les deux candidats et tous les responsables politiques à maintenir une atmosphère calme et pacifique pendant tout le processsus électoral et à appeler leurs partisans à s`abstenir de tout acte de violence, provocation ou incitation à la violence. … Les membres du Conseil de sécurité réitèrent leur vigilance à l`égard de ceux qui font obstacle à la paix et incitent publiquement à la haine et à la violence", a-t-il ajouté.

Un "Face-à-face" télévisé en direct entre les candidats Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo sera diffusé par la Radio Télévision Ivoirienne ce jeudi 25 novembre 2010 à 21 heures [22 heures en France]. L'émission aura une durée de 2 heures 15. Les conditions du débat très minutieusement précisées, puis l'émission elle-même devrait pouvoir être écoutée à partir des liens "Face-à-face" ou "Avenue 225" (conditions d'écoute excellentes).

Après le débat…
"Débat présidentiel télévisé : la leçon de la Côte d’Ivoire au monde…  2 heures 15 minutes. C’est le temps qu’a duré le débat historique entre les deux candidats au second tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire : Le président sortant Laurent Gbagbo (Lmp) et l’ancien premier ministre Alassane Ouattara (Rdr). Deux heures aux cours desquelles les deux candidats ont défendu leurs programmes au fil des thématiques. Prenant une allure tantôt sérieuse, tantôt amicale, le débat a permis aux Ivoiriens de se faire une idée plus précise de celui qu’ils devront élire le dimanche 28 novembre prochain. Mais au-delà des sujets de fond abordés – et sur lesquels on pourrait polémiquer toute la vie – ce qu’il convient de retenir, c’est l’esprit de courtoisie qui a régné sur le plateau. Souvent d’accord,  quelques fois en opposés sur des sujets, Gbagbo et Ouattara ont respecté les règles établies par le Cnca (Conseil national de l’audiovisuel, initiateur et organisateur du débat). Se vouvoyant, parfois, se tutoyant très souvent, s’interpellant même par moment, les deux acteurs politiques ont prouvé qu’on peut avoir des divergences, les défendre par les idées, par le verbe et non par des injures et par les armes. Une attitude qui devraient donner aux citoyens ivoiriens de comprendre que rien ne sert de descendre dans les rues et de s’entretuer pour des « amis » qui s’appellent par leurs prénoms et qui se téléphonent tous les soirs. Les Ivoiriens auront compris que dans le fond, Gbagbo et Ouattara veulent que la Côte d’Ivoire s’en sorte. Les deux candidats étaient quasiment en harmonie sur de nombreux points dans leurs programmes. Seul sujet de discordance : la guerre. Un point sur lequel, ils se rejettent mutuellement la faute, parfois avec le sourire. Pour ceux qui prévoyaient un débat tumultueux, le monde entier a assisté à un débat civilisé, un débat de fond dans un esprit calme. C’est le témoignage d’une Côte d’Ivoire mature (elle l’avait déjà démontré lors du premier tour), d’une Côte d’Ivoire qui a envie de se construire une démocratie solide et fondée sur de (nouvelles) bonnes bases. Le souhait de tous ceux qui ont regardé avec attention ce débat télévisé, est que toutes ces promesses d’appel au calme et de l’acceptation des résultats du vote soient respectées. Le Chef de l’Etat et l’ancien Premier ministre ont d’ailleurs pris l’engagement de respecter les résultats de la Commission électorale indépendante (Cei). C’est la Côte d’Ivoire qui en sortira grandie, et ça sera pour le bonheur de tous les Ivoiriens." À suivre…

mercredi 24 novembre 2010

Un Français ordinaire…

Texte d'un Français ordinaire, Midi-Libre du dimanche 7 novembre 2010
Les 5, 6, 7 novembre derniers le Cercle Algérianiste tenait à Béziers son 37e Congrès national. Plus de 1500 personnes, des tables rondes passionnantes, un public fervent. Bref un succès… Pour l'occasion, le Midi Libre avait envoyé un de ses graphomanes, un certain Jean-Jacques Sarciat, voir de quoi il retournait. Le Sarciat est venu. Et il a déposé - comme on dit qu'un chien pose sa crotte - un article intitulé, Kolossale finesse, "Indigènes". Un article qui commence très mal puisque le Sarciat n'a même pas été capable de retenir le nom  du président du Cercle Algérianiste, Thierry Rolando, qu'il appelle- le confondant peut être avec le frangin de Dalida - Thierry. Orlando… 
Je savoure dans le texte la haine exhalée par ce dénommé Jean-Jacques Sarciat… Forte envie de vomir… Vite un grand bol d'air frais ! et… lucidité retrouvée réflexion faite, je serais tenté d’adresser un très grand merci à ce JJS… Après tout ce JJS a le mérite de dire. JJS n’est qu’un Français ordinaire… Il dit ce que pensent un très grand nombre de ses congénères. Il n’y a à cela vraiment rien de répréhensible, sauf que ça ne peut faire plaisir aux Pieds-noirs en tant que communauté. Je mettrais en balance les propos de ce JJS et l’indifférence, la paresse à s’informer, le mépris de la connaissance historique des autres, ceux qui ne penseraient même pas à nous insulter, ignorant notre existence. Si ce papier de JJS pouvait amener un plus grand nombre de Pieds-noirs à s’interroger sur la pertinence d’une stratégie de communication, il aura été d’une grande utilité. Se faire plaisir entre soi, entre des participants nés généralement au plus tard fin des années 40, relève un peu de la masturbation. Si je choque, ce veut être pour la bonne cause. Nos enfants, petits-enfants, les jeunes Français n’ont que faire de ce qu’ils seraient tentés de considérer comme des rabâchages… Qui n’a pas entendu dire par un de ces enfants : « Mon père était Pied-noir ». Et, les petits-enfants ?  Ils n'y font même plus allusion. Passé. Distanciation. Mon propos ne nie rien des crimes imputés à De Gaulle et ses séides. Cela ne nie rien des faits. Cela ne remet pas en cause, un combat. Mais sachons que De Gaulle ne sera jamais condamné sur les seuls crimes liés à l’affaire algérienne… Alors, n’oublions pas Mers el-Kébir, les 3 et 6 juillet 1940. La Guinée, le camp Boiro... Et, l’Épuration, cette réplique occultée de la Terreur : selon Henry Coston, 110000 exécutions sommaires, plus ces tondues honorées par  Brassens… (110000 exécutions sommaires à rapprocher des 73000 déportations recensées de Juifs pendant l’Occupation.) … … Je  reste convaincu que le combat doit être recadré. Recadré dans une dénonciation d’une vaste entreprise de falsification de l’Histoire. De l’Histoire d’après la Première Guerre mondiale, avec un zèle tout particulier à partir de 1940… L’Épuration… La mise à mort de l’Algérie ne peut-elle pas s’analyser comme une réplique de cette haine qui a déferlé sur la France d’après la Libération. Donc indissociable d’un contexte élargi dans le temps. Il y a la France, mais aussi le Monde…  Cet intégrisme démocratique… Silence de connivence sur les crimes du communisme… Connivence des médias de masse dans le choix de l’actualité, des commémorations, des condamnations. Ce n’est qu’au prix d’un tel recadrage que notre combat sera crédible au-delà de ceux qui ont vécu directement la tragédie algérienne… N’est-ce pas notre objectif que de témoigner et imprégner une Histoire qui risque de continuer à s’écrire sans nous. Qui se souvient encore de la France d’Ali Chekkal et de Gaston Monnerville ? Qui se souvient de ce 2 octobre 1958 et des crimes engendrés contre la Guinée… Qui a souligné le courage d’une vie de combat pour la liberté d’un peuple menée par Alpha Condé… Cette Histoire c’est aussi la nôtre. Et la Côte d’Ivoire, sous le joug d’un Laurent Gbagbo ? Et Madagascar pillée, en dernier par Ravalomanana… J’ai très longtemps vécu à Madagascar. J’ai eu l’occasion de visionner en compagnie de Malgaches de tout âge des films sur leur pays d’avant 1958. Ils pleuraient.

lundi 22 novembre 2010

Madagascar : ostracisme totalement injustifié

Le président Andry Rajoelina reçoit un grpupe de parlementaires français

À l'invitation de Sylvain Rabetsaroana, sénateur de Madagascar,  Cécile Dumoulin, député des Yvelines, Yves Censi, député de l'Aveyron et Jean-François Mancel, député  de l'Oise, accompagnés de Henry Page, avocat britannique, se sont rendus à Madagascar y observer les conditions de préparation et d'organisation du référendum constitutionnel de ce 17 novembre…

Témoins des réalités malgaches, Jean-François Mancel, Cécile Dumoulin, Yves Censi  et Henry Page ont signé une déclaration conjointe demandant :
… solennellement à notre gouvernement de tout mettre en œuvre pour que la communauté internationale cesse de faire preuve d'un ostracisme non justifié dans son excès à l'égard des autorités malgaches de transition. C'est pourquoi nous souhaitons tout particulièrement que les pays concernés, notamment, la Communauté européenne et au premier rang la France, apportent à Madagascar le soutien logistique utile au renforcement de la démocratie des prochaines étapes électorales. C'est pourquoi  nous  appelons également les nations qui l'ont suspendu à reprendre leur soutien au peuple malgache  dont la crise a incontestablement aggravé les conditions d'existence.
Ce sont des Français qui parlent des réalités qui prévalent effectivement à Madagascar ! Il était temps, alors que le fugitif Marc Ravalomanana soudoie depuis le 17 mars 2009 une foule de prétendus Malgaches qui à 10.000 km du pays  prétendent tout savoir…
Voici trois vidéos explicites… Deux témoins étrangers, parlementaires de surcroît… à écouter attentivement. Que cessent intox et désinformation pour un retour de Ravalomanana… Ces déclarations ont été recueillies à l'aéroport international d'Ivato, ce 18 novembre 2010.




Le site Madagate donne une traduction en français des déclarations du Président Andry Rajoelina et du Premier ministre, le général Camille Vital. Madagate donne également une relation complète de cette visite de parlementaires.

samedi 20 novembre 2010

Épuration : les hyènes ont toujours faim de haine

La police de la pensée a encore frappé… L’affaire du portrait de Pétain fait des émules. Le paisible village de Dernancourt (Somme) vient de débaptiser sa « rue du Maréchal-Pétain », renommée « rue du 5-avril-1918-Bataille-de-Dernancourt ». La décision a été adoptée en conseil municipal le 5 novembre dernier par huit voix contre une. 
Une semaine auparavant, le maire du village, Lionel Lamotte, avait reçu un courrier officiel de la sous-préfecture de Péronne l’invitant à rebaptiser la rue incriminée expliquant que le maintien de la dénomination originelle risquait d’être « interprété comme étant une apologie d’un personnage condamné en 1944 à l’indignité nationale ». Michel Delpuech, préfet de la région Picardie et de la Somme, s’est félicité de cette décision.  Cynique, non… putain, oui. Le fonctionnaire-préfet a précisé que c’est l’affaire du portrait de Pétain de Gonneville-sur-Mer (Calvados) – qui a dû être retiré à la suite d’une décision du tribunal administratif de Caen rendue fin octobre – qui l’avait interpellé et incité à entreprendre ces démarches.
Au moins deux autres bourgs français en possèdent encore une. A Parpeville (Aisne), Patricia Joint, maire depuis 2008, envisage « depuis le début de son mandat » de faire débaptiser la rue en question, sans pour autant avoir eu pour l’instant l’approbation de l’ensemble du conseil municipal. Une vague de terreur épuratrice qui pourrait l'inciter à imiter l'exemple de Dernancourt…
À Tremblois-lès-Carignan (Ardennes), il n’est pour l’instant « pas question de débaptiser la rue ». « Il s’agit bien de la rue Pétain, c’est-à-dire le général d’avant la Seconde Guerre mondiale, et non pas la rue Maréchal ou Philippe Pétain », insiste Jean-Pol Oury, le courageux maire de ce village de 114 âmes. La légende du vainqueur de Verdun est encore bien vivante dans cette région durement touchée durant le premier conflit mondial. L’édile ne cherche néanmoins pas à créer de polémique. « Si la préfecture nous demande de débaptiser la rue, nous en discuterons en conseil municipal. Nous pourrions même organiser un référendum. »

jeudi 18 novembre 2010

La Démocratie totalitaire

Les bornes sont dépassées, les ultimes murs de défense écroulés, les dernières redoutes à prendre, une à une. Si vous imaginiez encore vivre sous un régime humaniste, ou bien dans une époque civilisée, réveillez-vous et bienvenue dans l’enfer de la post-démocratie ! … Matthieu Baumier brosse ici de l’Occident contemporain, et de la France en particulier, un noir tableau dont le fond de nihilisme mis au jour laisse pantois.
« Que la confusion règne à tous les étages est l’un des signes de la post-démocratie », note-t-il d’emblée. Mais qu’est-ce donc que la post-démocratie ? Le temps où les valeurs de la démocratie sont totalement inversées. Et précisément, à quoi l’auteur s’engage dans cet essai, c’est à montrer sous tous les modes la corruption politique et sa méthode, quand elle s’étend au corps social en son entier. La démocratie, plaide le procureur Baumier, a dépassé l’équilibre de son « moment aronien », c’est-à-dire qu’elle ne fonctionne plus que selon une formule unique de la liberté, devenue virtuelle.
C’est-à-dire qu’elle sombre dans un chaos que menace un islam devenu totalitaire, où les médias pratiquent la pensée unique, où le « négationnisme individualiste » détruit la personne humaine telle que l’avait élevée le christianisme, où le spectaculaire s’avance comme le dernier horizon, où, enfin, la tendance communautariste fausse les identités et mutile les appartenances.
La post-démocratie selon Baumier dispose en fait dans les apparences du jeu démocratique des règles nouvelles et non encore dites que meut, essentiellement, un antihumanisme : guerre larvée au christianisme évidemment, mais aussi violence d’un pouvoir qui se veut total sur la vie nue, direction imposée des consciences. La démocratie est devenue une secte. Ni remède neuf, ni consolation facile, cet essai s’entend comme un appel au feu, comme un constat que, s’il est déjà trop tard pour tout sauver, demeure cependant la vérité, et le courage de la dire.
 Jacques de Guillebon, La Nef

mercredi 17 novembre 2010

Andry Rajoelina

17 novembre 2010, Ambatobe, traduction de la déclaration du 
Président Andry Rajoelina, serein, après avoir voté
« En premier lieu je suis venu accomplir mon devoir de citoyen malgache. Car le pays a besoin de l’opinion de nous tous, citoyens de Madagascar en âge et en droit de voter, sans exclusive. Voter est un devoir sacré pour tout citoyen. Je suis donc venu m’acquitter de ce devoir surtout en tant que citoyen de père et mère malgaches.
Certes, il y aura toujours des saboteurs mais je garde confiance. Remettons entre les mains de Dieu l’avenir de notre pays, particulièrement ce référendum d’aujourd’hui. Je souligne que les forces de l’ordre prennent pleinement leurs responsabilités et font tout leur possible avec tous les moyens en leur possession, pour assurer la sécurité des gens à travers toute l’île mais pas uniquement ici, à Antananarivo.
Grâce à Dieu, je suis toujours en vie…  Je vous remercie beaucoup. »

Andry Rajoelina à Fenoarivo Atsinanana

Le couple présidentiel salue la foule à Fenoarivo Atsinanana

Velléité de putsch conduit par une poignée d'officiers éconduits…  Ça n'intéresse personne… pssshh…
Andry Rajoelina, faisant fi de la croisade intégriste internationale du totalitarisme démocratique, bravant les embûches dressées par un trio d'anciens présidents nostalgiques des privilèges du pouvoir, poursuit sa route… Ce mercredi 17 novembre, Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de la transition, se présente au suffrage universel autant sur le référendum constitutionnel que sur ses projets pour Madagascar… À Toamasina, Andry Rajoelina déclarait vendredi dernier : « J'ai besoin de vous pour la concrétisation de mes projets. Nous allons tenir un référendum pour la Constitution, le 17 novembre. Il appartient au Peuple de choisir. La Nation a besoin de vous, j'ai besoin de votre participation », De Toamasina à Fenoarivo Atsinanana, comme lors de ses précédentes tournées, Andry Rajoelina, modeste, simple, amical, confirme sa proximité avec les populations. « Nous sommes amis et notre relation sera pour toujours », confie-t-il. « Je suis votre ami et les amis restent toujours ensemble, même dans les moments difficiles», promet-t-il, lors de son passage dans la partie orientale de l'île. L'homme fort de la transition lance une offensive pour, à la fois, défendre le projet de Constitution et mobiliser les électeurs pour aller voter. Parallèlement, il annonce ses projets sociaux…
Au cours de ses tournées provinciales, de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer sans détour la candidature d'Andry Rajoelina aux prochaines présidentielless. La nouvelle constitution ne fera plus de son âge un empêchement.

lundi 15 novembre 2010

Le Président Alpha Condé

« Certains me traitent "d’éternel opposant" avec une note de sarcasme. C’est ma fierté d’avoir été pendant un demi-siècle à la pointe du combat pour imposer la démocratie en Guinée, d’avoir été le meilleur opposant contre les régimes corrompus qui ont conduit notre pays à la misère. Aujourd’hui, comme hier mon combat est celui de l’avenir de la Guinée. J’ai été le premier à me battre ouvertement pour le changement démocratique sans accepter le moindre compromis parce que j’étais lucide qu’il ne pouvait y avoir de réel progrès sans d’abord abolir les dictatures et instaurer une vraie démocratie. Maintenant que tous me rejoignent, mon combat n’est pas « contre », mais il reste « pour » un profond changement. Un changement qui nous permettra d’effacer les erreurs du passé ; et de construire pour une Guinée unie, rassemblée, moderne, tirant profit de toutes nos richesses pour mieux les partager entre tous les Guinéens »  Alpha Condé
Résultats globaux proclamés ce 15 novembre 2010, depuis le Palais du Peuple de Guinée, salle du 2-Octobre :
Inscrits : 4 270 531
Votants : 2 898 233
Bulletins nuls : 89 594
Suffrages valablement exprimés : 2 808 639
Taux de participation : 67,87%
Professeur Alpha CONDÉ : 1 474 973 voix, soit 52,52%
El Mamadou Cellou Dalein DIALLO : 1 333 666 voix, soit 47,48%

« L'ethnocentrisme est l'arme de ceux qui n'ont pas d'idées. »

Dès l'annonce de ces résultats, des coups de feu ont été entendus à Conakry. Après plusieurs mois de campagne électorale intense, les rivalités ethniques sont à leur paroxysme. L'affrontement passe du terrain politique pour se perdre dans une lutte des Peuls face aux Malinkés, la communauté de Cellou Dalein Diallo contre celle d'Alpha Condé. Face aux risques encourus, refuser de concéder la victoire à Alpha Condé est un comportement irresponsable, voire criminel. Cellou Dalein Diallo saura-t-il vite se reprendre et éviter que le pire ne se produise ?

La ville de Conakry et l’intérieur du pays sont en ébullition… Pas parce qu’il y a un nouveau président, mais parce que c’est Alpha Condé, "l'homme aux mains propres".  Cet homme qui a défié Sékou Touré, puis le régime militaire du général Lansana Conté par sa rentrée triomphale du 17 mai 1991, date à laquelle il a indélébilement inscrit son nom dans l’histoire de la Guinée comme libérateur du peuple guinéen. Opposant historique, Alpha Condé est reconnu par les Guinéens comme un homme sincère, honnête, intègre, incorruptible. Son élection à la magistrature suprême constitue un  immense espoir tant pour le peuple de Guinée que pour l'Afrique de la Liberté…

Que désormais nos regards se portent vers le pays voisin, la Côte d'Ivoire et le courageux combat d'Alassane Ouattara…

vendredi 12 novembre 2010

Guinée : sortie de l'enfer

Victoire d'Alpha Condé ? "Réfléchir à l’organisation des réjouissances populaires dans le calme et la sérénité" semble à présent la préoccupation majeure de Radio Kankan. "Une victoire qui sera avant tout la victoire de la Guinée et marquera un retour éclatant sur la scène internationale."
C’est à un combat courageux contre la dictature en Guinée que le Professeur Alpha Condé, 72 ans, a consacré sa vie : exil, clandestinité, prison, condamnation à mort par contumace. Alpha Condé n'a jamais accepté d’alliance et de compromis avec le régime qui a mis la Guinée à genoux. Cellou Dalein Diallo, onze ans de gouvernement, ministre puis premier ministre, reste attaché à plus d'un demi-siècle de malheurs de la Guinée… Le choix était clair… La descente aux Enfers avait été déclenchée par une confrontation entre la fougue d'un jeune syndicaliste, Sékou Touré, et l'outrecuidance sénile tout aussi paranoïaque que criminelle d'un De Gaulle. Les crimes de De Gaulle ne se circonscrivent pas au seul drame algérien…

mercredi 10 novembre 2010

Hommage à Jean Bastien-Thiry

Hommage au lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry ce 11 novembre 2010


Jeudi 11 novembre 2010 à 15 heures,
cérémonie au cimetière de Bourg-la-Reine (92)
en mémoire de tous les morts de l’Algérie Française,
unis dans notre souvenir à ceux qui ont donné leur vie pour la Patrie



Le lundi 11 mars 1963, alors que ses deux compagnons bénéficiaient de la grâce présidentielle, le colonel Bastien-Thiry était fusillé au fort d’Ivry.  Il assista avec une grande ferveur à la messe de l’aumônier et communia en brisant en deux l’hostie que lui tendait le prêtre, lui demandant d’en remettre la moitié à son épouse. Il marcha ensuite au poteau, en égrenant son chapelet, le visage calme et serein, même joyeux. Avant la salve, il ne cria pas “ Vive la France ! ” mais pria pour elle et pour ceux qui allaient le tuer. Au retour, son avocat déclara bouleversé : 
« Bastien-Thiry a vécu pour Dieu, pour sa patrie : il est mort au service de Dieu et de sa patrie. C’est désormais un martyr. »

 EN L’HONNEUR ET À LA MÉMOIRE
DE JEAN-MARIE BASTIEN-THIRY LACHEMENT ASSASSINÉ PAR LE POUVOIR GAULLISTE,  LE 11 MARS 1963 

Rendons un hommage tout particulier au colonel Jean Bastien-Thiry, héros et martyr de la Patrie, fusillé il y a 47 ans, le 11 mars 1963.
Jean-Marie BASTIEN-THIRY était Lorrain, polytechnicien, lieutenant-colonel dans l’Armée de l’air et l’inventeur de deux missiles antichars, les SS-10 et SS-11. Il avait 36 ans et laissait une veuve et trois petites orphelines. 
Organisateur de l’opération du Petit-Clamart, le colonel Jean-Marie BASTIEN-THIRY aura tout sacrifié, sa famille et sa vie, pour que vive la France. Il nous a laissé, en versant son sang, un message, un exemple à méditer, à admirer et à suivre. 
Alors que les tireurs du Petit-Clamart seront graciés par De Gaulle, celui-ci refusera d’accorder sa grâce à BASTIEN-THIRY. De Gaulle n’aimait pas les héros, n’en ayant jamais été un lui-même. 
Jean-Marie BASTIEN-THIRY est l’exemple parfait du dévouement, du courage, de l’abnégation, du don de soi et du sacrifice de sa vie envers la Patrie. Il est l’honneur de l’Armée Française. 
Homme de foi, grand catholique, il mourra comme un saint, marchant vers le peloton d’exécution son chapelet à la main, après avoir entendu la Sainte-Messe. Refusant d’avoir les yeux bandés, il regardera la mort droit dans les yeux avant de pouvoir contempler ensuite la Vie Éternelle. 
Assassiné sur ordre de celui qui aura trahi l’Algérie Française et livré des dizaines de milliers de Harkis et Pieds-noirs aux tortures les plus innommables des bouchers fellouzes du FLN, le colonel Jean BASTIEN-THIRY demeure un Français modèle, un héroïque soldat dont le nom restera pour toujours inscrit sur le Martyrologe de la Nation. 
Que Jean-Marie BASTIEN-THIRY repose en paix, aux côtés de tous les Morts pour la France, dans le Paradis des Héros, des Martyrs et des Soldats.

mardi 9 novembre 2010

Déclaration du colonel Jean Bastien-Thiry devant la Cour Militaire de Justice
2 février 1963

Nous sommes solidaires de tous ceux qui, dans les prisons, dans la clandestinité, à l’étranger ou en France, aux postes officiels ou dans les diverses couches de la population, constituent la résistance française à l’abandon et à la dictature. La résistance nationale française est une : elle ne se laissera pas diviser; elle sera debout tant que durera la dictature et tant que durera l’abandon.

Nous croyons avoir dit la vérité, après beaucoup d’autres hommes qui ont dit cette vérité avant nous en de nombreux discours et en d’innombrables écrits; nous pensons que, tôt ou tard, cette vérité sera connue des Français et l’emportera sur l’imposture et sur les mensonges des hommes au pouvoir, sur les déclarations lénifiantes de beaucoup, et sur les silences complices de la radio d'État, de la télévision d’État et de certains organes de presse. Peut-être nos propos seront-ils déformés par la radio d’État, par la télévision d’État et par ces organes de presse, comme ont été déformés ceux que nous avons tenus au moment de notre arrestation; on n’empêchera pas qu’ils reflètent l’expression de la vérité.

Malgré l’extraordinaire mauvaise foi des hommes au pouvoir, malgré leur extraordinaire cynisme, c’est une vérité qu’il y a eu, qu’il y a en France et en Algérie, des milliers de morts et de martyrs, qu’il y a des milliers de disparus et des centaines de milliers d’exilés, qu’il y a des camps de détention et de tortures, qu’il y a eu de nombreux viols et de nombreux massacres, qu’il y a des femmes françaises obligées de se prostituer dans les camps du F.L.N.

C’est une vérité que le pouvoir de fait aurait pu épargner ou limiter toutes ces horreurs s’il l’avait voulu ; mais c’est une vérité qu’il ne l’a pas voulu. C’est aussi une vérité que ce pouvoir fait le jeu du communisme en divisant le monde libre. C’est une vérité que l’homme contre lequel nous avons agi est, à tous moments, passible de la Haute Cour, et qu’il suffirait d’un minimum de clairvoyance et de courage de la part des parlementaires pour l’y traduire ; le dossier de ses forfaitures, de ses crimes et de ses trahisons existe, et des milliers d’hommes sont prêts à témoigner de la réalité de ces forfaitures, de ces crimes et de ces trahisons.

Nous avons exercé le droit de légitime défense contre un homme, au nom de ses victimes, au nom de nos concitoyens et au nom de nos enfants, cet homme est ruisselant de sang français et il représente la honte actuelle de la France. Il n’est pas bon, il n’est pas moral, il n’est pas légal que cet homme reste longtemps à la tête de la France ; la morale, le droit et la raison humaine s’unissent pour le condamner. La vérité que nous avons dite, et que bien d’autres que nous ont dite avant nous, restera attachée au nom de cet homme, où qu’il aille et quoi qu’il fasse. Un jour cet homme rendra compte de ses crimes : devant Dieu, sinon devant les hommes.

Le pouvoir de fait a la possibilité de nous faire condamner ; mais il n’en a pas le droit. Les millions d’hommes et de femmes qui ont souffert dans leur chair, dans leur cœur et dans leur biens, de la politique abominable et souverainement injuste qui a été menée, sont avec nous dans ce prétoire pour dire que nous n’avons fait que notre devoir de Français. Devant l’histoire, devant nos concitoyens et devant nos enfants, nous proclamons notre innocence, car nous avons fait que mettre en pratique la grande et éternelle loi de solidarité entre les hommes.

Nécrologie

De Gaulle… Et qu'à nouveau on nous les gonfle avec ce sinistre personnage… Ça suffisait pas pour cette année les 70 ans d'un appel trafiqué. Et aujourd'hui qu'on nous bassine avec ces 40 balais seulement qu'il a clapsé plantant sa piteuse  crapette solitaire, charentaises et camomille. Qui oserait imaginer son Au-delà…



dimanche 7 novembre 2010

Les bambous ont fleuri en Birmanie !

Aung San Suu Kyi, toujours en résidence surveillée, a été interdite de candidature. Son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), boycotte le scrutin. Ceux de ses militants qui néanmoins ont souhaité participer se sont regroupés au sein de la Force démocratique nationale (NDF).  Leur leader, le docteur Than Nyein. Théoriquement, 29 millions d'électeurs pourront se prononcer. Le parti de la junte, le Parti pour le développement et la solidarité de l'Union (USDP), présente 1100 candidats. 164 candidats sont présentés par la Force démocratique nationale (NDF). Au total 37 partis politiques sont en lice. La peur aidant, les militaires n’auront certainement pas besoin de truquer les résultats du scrutin. Et poutant…
Le chapeau de bambou est le symbole de la Force démocratique nationale (NDF) : Voilà que les bambous ont fleuri en Birmanie ! Et on en confectionne des chapeaux de leur paille… de ces bambous qui ne fleurissent que tous les cinquante ans… une floraison invariablement suivie d'une invasion de rats… et, après avoir fleuri, les bambous meurent… Un bien mauvais présage pour les tyrans.


vendredi 5 novembre 2010

Alpha Condé favori


 
 Alpha Condé né à Boké (Basse Guinée) le 4 mars 1938, est le leader du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG), candidat à l’élection présidentielle annoncée par les accords de Ouagadougou signés le 15 janvier 2010 par Moussa Dadis Camara et le général Sékouba Konaté sous l’égide de Blaise Compaoré, le président du Burkina Faso. 
Alpha Condé part en France à l’âge de 15 ans pour des études secondaires puis universitaires (Sciences Po Paris, Sorbonne). En 1970, il est victime du régime du président Sékou Touré qui le condamne à mort par contumace. Il est alors contraint, comme bon nombre de ses compatriotes intellectuels, de rester en exil hors de son pays. Alpha Condé réside à Conakry depuis le 17 mai 1991, date de la fin de son exil et de son retour en Guinée.  
Radio Kankan présente un sondage d’opinion et d’intention de vote réalisé par un groupe spécialisé de la presse nationale guinéenne selon lequel le second tour de l’élection présidentielle de ce dimanche 7 novembre sera très serré. 
Malgré tout, selon ces mêmes spécialistes, le professeur Alpha Condé de l’Alliance Arc-en-ciel partirait favori, vu la grande popularité qu’il ne cesse d’obtenir en Haute-Guinée, en Forêt, en Basse-Guinée et aussi en Moyenne Guinée. Radio Kankan considère ce pronostic fiable 
Ainsi, le candidat du RPG et de l’Alliance Arc-en-ciel l’emporterait avec environ 58% des suffrages exprimés. Le professeur Alpha Condé pourrait être élu Président de la République de Guinée, après plus de cinquante d’années de lutte « au service exclusif des populations guinéennes qui ont enduré et qui continuent de tirer le diable par la queue ».

Savoir se taire, "déterminé"…







 Le président Sarkozy reçoit son homologue chinois avec beaucoup de respect… Affairisme et realpolitik obligent. "Déterminé" et pas si impulsif que ça le président français !

Paroles de président !


Gbagbo, « un homme exceptionnel » ?


Le secrétaire national en charge des élections au Front Populaire Ivoirien (FPI), le député Martin Sokouri Bohui, dit le « Robot menteur de la Refondation » s’enlise dans le mensonge sans convaincre les Ivoiriens, tellement ses propos sont truffés de contrevérités. Les mensonges de Sokouri Bohui sont toujours rattrapés par la vérité…

Sokouri Bohui, alias « Monsieur élections », ose insulter les Ivoiriens, en présentant Gbagbo en ces termes : « cet homme a montré qu’il est un homme exceptionnel reconnu comme tel dans toute l’Afrique et même dans le monde entier, avant et pendant la crise que traverse [le] pays ». Oui, monsieur Gbagbo est un « homme exceptionnel ». C’est en 1990, présidentielle… Gbagbo face au président Félix Houphouët-Boigny… son excellence dans l’art d'insulter une vieille personne sans être intimidé. Oui, il faut vraiment être exceptionnel et monsieur Gbagbo l’a fait s’adressant à quelqu’un qui avait plus que l’âge d’être son père. Il faut vraiment être exceptionnel pour dire une chose le matin et dire le contraire l’après-midi. Il faut vraiment être exceptionnel pour dire qu’on est historien et n’avoir de cesse de falsifier l’Histoire. Il faut être vraiment un être exceptionnel pour, comme le fait monsieur Gbagbo, être impassible face aux souffrances des Ivoiriens et s’en moquer comme il le fait. Son seul but : se maintenir au pouvoir. Oui, Gbagbo est un homme exceptionnel et c’est cette exception qui l’a rendu aussi tristement célèbre. Il est si piteusement connu de tous, qu’aucun chef d’Etat africain n’a daigné répondre à son invitation pour le cinquantenaire de l’Indépendance de la Côte d’Ivoire. Sa sombre célébrité ne manque pas de dépeindre sur son entourage…

jeudi 4 novembre 2010

Comment ne pas faire un coup d'État…

C'est à croire que Laurent Gbagbo et ses partisans vont tout faire pour rendre un second tour impossible… Plus de 5 ans déjà que son mandat a expiré. Pas de cartes électorales… l'insécurité d'une rébellion… Les ingrédients d'une méthode qui s'est révélée efficace… Pourquoi ne pas en user… en abuser, en rajouter ? Les naïfs, et malgré tout souvent honnêtes et patriotes, font des coups d'État. Lui, Gbagbo, il a trouvé le truc, et il se fout de tout le monde…

Les Bétés, partisans de Gbagbo chassent les Baoulés des villages… Le FPI a décidé de régler ses comptes. Déjà ! Quelques heures après le début de la proclamation des résultats du premier tour de l’élection présidentielle, les partisans de Laurent Gbagbo ont décidé de s’en prendre aux populations Baoulé du Centre-Ouest. À Bouaflé, Issia, Gagnoa et d’autres localités, les Baoulés sont actuellement pourchassés par les populations autochtones sous ordre des cadres FPI de la région. À Bouaflé, les Baoulés de Banfla, un village situé à 20 km de la capitale de la Marahoué ont été chassés par des militants du FPI, agissant sous les ordres de M. Zaha Bi Zagoré, ancien député PDCI-RDA, aujourd’hui au FPI. Les populations expulsées du village ont trouvé refuge dans le hall d’une bibliothèque chrétienne à Bouaflé. Les personnes réfugiées à Bouaflé sont essentiellement les femmes et les enfants. Les hommes ont préféré rester sur place pour défendre leurs biens. Selon certaines sources, une personne aurait trouvé la mort dans les affrontements. À Issia, les populations Baoulé ont subi le même sort. Les militants du FPI, mécontents du score réalisé par Laurent Gbagbo dans cette localité, surtout dans les campements baoulé ont décidé de les exproprier. Ils accusent les populations Baoulé d’avoir voté massivement pour Henri Konan Bédié. Alors que, selon eux, des motos et de l’argent ont été distribués par le ministre Désiré Tagro, Directeur départemental de campagne du camp présidentiel, aux chefs Baoulés et leurs représentants pour inciter leur communauté à voter pour Laurent Gbagbo. À Gagnoa, c’est la même situation où des Ivoiriens pour n’avoir pas guidé leur choix sur la personne de Laurent Gbagbo sont menacés. La situation, dans tout le Centre-Ouest, est explosive. Les lieutenants de Laurent Gbagbo ont décidé de faire payer cher le choix de leurs concitoyens qui ne s’est pas porté en faveur de leur champion Laurent Gbagbo. C’est l’occasion d’interpeller le Premier ministre Guillaume Soro, le Facilitateur et la communauté internationale avant qu’il ne soit trop tard sur les dangers que fait planer le FPI sur le processus électoral, la paix et la cohésion sociale.

mercredi 3 novembre 2010

Barbarie

Obsèques à Bagdad des victimes chrétiennes d’al-Qaïda
Des centaines d'Irakiens en pleurs, ont assisté ce 2 novembre après-midi à une messe en l'église chaldéenne Saint Joseph de Bagdad en mémoire des 46 fidèles chrétiens tués dimanche soir par un commando d'al-Qaïda. Dans son sermon, le cardinal Emmanuel Delly a salué la mémoire de ceux qui étaient venus prier Dieu et qui ont été fauché par la main du diable entrée dans un lieu de culte.
Le message est poignant ; celui de 700 personnes, toutes confessions religieuses et partis politiques confondus, réunies ce 2 novembre après-midi dans l’église chaldéenne, Saint-Joseph à Bagdad, main dans la main, pour célébrer les funérailles d’une partie des victimes de la prise d’otages survenue dimanche soir et dénoncer l’acte barbare conduit par un commando d’al-Qaïda qui s’est soldé par la mort de 53 personnes et 60 blessés.
L’émotion en Irak est encore très vive. Cet attentat est en effet le plus meurtrier, visant la communauté chrétienne dans le pays, depuis le début de l’invasion américaine en 2003.
Le plus haut dignitaire chrétien d’Irak, le cardinal Emmanuel III Delly affirmait ne pas avoir peur de la mort et des menaces, mais au sein de la communauté, de nombreuses personnes confient aujourd’hui vouloir quitter le pays.
De son côté, le gouvernement a annoncé que des sanctions seraient prises contre les responsables de la sécurité du quartier où a eu lieu l’attaque, et que des indemnisations seraient versées aux familles des victimes, sans autres engagements pour garantir une meilleure lutte contre ce type de violence.