Qui ne risque rien n'est rien… sur le chemin de Damas, alors que les opinions ont cédé face aux certitudes…
on ne le dit assez : un âge n'en chasse pas un autre, tous les âges qu'on a vécu coexistent à l’intérieur de soi, ils s'empilent, et l'un prend le dessus au hasard des circonstances.

samedi 25 décembre 2010

Noël à Bethléhem : entre occupation israëlienne et islam radical…

« Couper Bethléhem de Jérusalem et du reste du monde n’apportera pas la paix » 

Monseigneur Fouad Twal, patriarche catholique latin de Jérusalem


Encore un mur de trop…


L’occupation israélienne a radicalement limité la liberté de culte des Palestiniens et leur accès aux églises en Terre sainte. Depuis que le mur d’Israël est terminé dans la partie nord de la cité, Bethléhem et Jérusalem sont désormais complètement coupées l’une de l’autre.

À bien des égards, Bethléhem est devenue la ville emblématique palestinienne sous occupation : sa population est confrontée à des violences quotidiennes, sa géographie historique et son paysage sont abîmés par l’expansion des colonies illégales, le Mur israélien de séparation enfonce profondément ses méandres dans son cœur et la coupe de ses liens ancestraux, politiques, sociaux, économiques et religieux avec Jérusalem et le reste de la Cisjordanie, et ses perspectives économiques sont de plus en plus sombres, année après année. Pour les Palestiniens qui vivent à Bethléhem et dans ses environs, chaque Noël devient moins une raison de se réjouir qu’une raison de réfléchir sur l’immense tragédie qui s’est abattue sur la ville sainte où vit l’une des plus anciennes communautés chrétiennes de la Terre.

Toutes les fêtes chrétiennes pénalisées par le bouclage de Bethléhem d’Israël
- D’après le rapport sur la Liberté religieuse dans le monde de 2010, publié par le Département d’Etat US, la construction du mur a « empêché de façon conséquente les habitants de Bethléhem de se rendre à l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem et a rendu difficiles les visites sur les sites chrétiens de Béthanie et Bethléhem pour les Palestiniens qui vivent côté Jérusalem de la clôture ».
- Le même rapport stipule que le Mur et « les check-points ont également nui aux déplacements du clergé entre Jérusalem et les églises et monastères de Cisjordanie, de même qu’à ceux des congrégations entre leur siège et leurs lieux de prières. »
- Le Mur a également pénalisé la fête de Mar Elias (Saint Elie), célébrée traditionnellement en août par les chrétiens palestiniens et musulmans de Bethléhem, dont beaucoup ne peuvent plus se rendre au monastère situé pourtant à seulement quatre kilomètres au nord de Bethléhem.
- La deuxième halte de la procession chrétienne avec les Patriarches, venant de Bethléhem, se faisait autrefois quelques mètres après la mosquée Bilal/tombe de Rachel. Aujourd’hui, à cause du Mur, la procession n’attend plus le patriarche à cet endroit.
- Les restrictions israéliennes aux déplacements des Palestiniens ont aussi affecté la fête de la Vierge Marie, une procession annuelle qui a lieu en août. Ces restrictions empêchent les chrétiens de la région de Bethléhem de participer à la procession qui se termine à l’église de l’Assomption, à Gethsémani dans Jérusalem.


Le mur de Bethléem : une toile pour les artistes

vendredi 24 décembre 2010

Les Petits Chanteurs à la Croix de Bois


Tradition millénaire du chœur d'enfants…
C'est en 1924, après avoir découvert cette chorale lors d'une messe en 1918, que l'abbé Fernand Maillet prit la direction de la manécanterie à laquelle il donna son envol définitif et international. Elle gagna très vite une réputation mondiale, jusqu'au Vatican où les papes Pie XII, puis Jean XXIII lui conférèrent ses lettres de noblesse. Le succès sans précédent de cette formation donna une impulsion décisive à un renouveau du chant choral dans l'ensemble de l'Europe, qui se concrétisa dans les années 1950 par la fédération des Pueri Cantores, encore en activité aujourd'hui. En 1945, le film La Cage aux rossignols (qui aura droit à son remake en 2004 avec Les Choristes) contribua largement à la renommée de la Manécanterie.
L'abbé Fernand Maillet dirigea la chorale jusqu'à sa mort le 20 février 1963. L'abbé Roger Delsinne, son second pendant plus de vingt ans, prit la succession jusqu'en 1978, date de son décès. La direction musicale de la Manécanterie fut ensuite assurée par un ancien soliste des Petits Chanteurs, Bernard Houdy, et ce jusqu'en 1992. Rodolphe Pierrepont, lui aussi ancien soliste des Petits Chanteurs, lui succéda jusqu'en 2000.
Depuis, la direction musicale est assurée par Véronique Thomassin.
Aujourd'hui, la manécanterie n'est pas seulement une chorale, mais également une école de vie qui fournit aux enfants une éducation scolaire complète en pensionnat, de la primaire à la fin du collège. Depuis la rentrée 2006, la Manécanterie a quitté le château de Glaignes (dans l'Oise) après y avoir résidé durant plus de 30 ans pour se réinstaller à Paris comme à ses débuts, avec l'appui du maire Bertrand Delanoë, ancien Petit Chanteur.
Les célébrations du centenaire ont donné l'occasion aux Petits Chanteurs à la Croix de Bois d'être très présents sur le petit écran en décembre 2006 avec un documentaire d'Emmanuel Descombes, Le Chœur des enfants, diffusé sur France 2 ainsi qu'une grande émission télévisée présentée par Stéphane Bern sur France 2 également. Cette émission intitulée Le 100e anniversaire des Petits Chanteurs à la Croix de Bois leur a permis de chanter avec de nombreux artistes de la chanson française et internationale : Charles Aznavour, Florent Pagny, Faudel, Mireille Mathieu, Tina Arena, Lara Fabian, Nadya, Bénabar, Louis Chédid, The Ten Tenors, Yannick Noah, Nolwenn Leroy. Une autre émission est passée sur France 3, impliquant les PCCB (Petits Chanteurs à la Croix de Bois). Entre autres étaient présents : Lætitia Hallyday, Grégoire, Quentin Moziman, la troupe de Cléopâtre, les PCCB et bien d'autres artistes
Le 14 juillet 2007, la manécanterie a chanté La Marseillaise et l'Hymne européen lors du défilé militaire.
Les Petits Chanteurs à la Croix de Bois font une nouvelle tournée en Asie en décembre 2008 (Japon, Corée, Chine) où ils chantent entre autres dans le nouvel opéra de Pékin. Ils sont présents à la télévision pour une émission de deux heures en prime time lors de la veillée de Noël.
Le 27 avril 2009, suite à un bras de fer avec l'administration qui veut que les enfants soient rémunérés lorsqu'ils se produisent, le chœur a été interdit de concert par la préfecture de l'Oise. Depuis 2008, l'État voudrait soumettre le chœur de garçons à la législation du travail. L'association estime de son côté que son action s'inscrit dans le cadre d'un projet éducatif de formation. Selon elle, les parents des enfants sont également contre le fait de rémunérer les enfants. Les Petits chanteurs de Saint-Marc sont soumis semble-t-il au même régime par l'administration. La mobilisation autour de petits chanteurs a permis a ces derniers de reprendre la route en mai dernier. Le Décret no 2009-1049 du 27 août 2009 relatif au temps de travail de certains enfants du spectacle fixe désormais les conditions exactes de rémunération des enfants en concert. Il s'applique à toutes les chorales d'enfants dont le projet pédagogique développe une activité de spectacle itinérante.

jeudi 23 décembre 2010

Gbagbo : détournement de biens publics, séduction piège, adieux ?



Après avoir tenté d'ignorer le choix des Ivoiriens à l'élection présidentielle du 28 novembre dernier, et bombé le torse contre la communauté internationale pour son secours apporté à une population en détresse, Laurent Gbagbo lance une opération de séduction. Dans une intervention radio télévisée sur les antennes des chaînes publiques le 21 décembre 2010, il se présente en homme de dialogue, en faiseur de paix. Presque en humaniste. Gbagbo "tend la main à l'opposition, à Ouattara ainsi qu'à la rébellion armée qui le soutien". Mieux, il rappelle qu'on ne doit pas vouloir le pouvoir pour le pouvoir ; qu'il faut vouloir le pouvoir pour servir le peuple. Et de souligner, avec un accent pas loin du messianisme, "je ne veux pas que le sang d'un seul Ivoirien soit versé. Je ne veux pas de guerre". Alors qu'on attendait le battu sur le terrain qui grandit les perdants, c`est-à-dire la reconnaissance de la victoire sans bavure de l'adversaire, Gbagbo a voulu se fabriquer un manteau de pasteur. A moindre frais.

Les élections et le choix des Ivoiriens pour Alassane Ouattara, il les noie dans sa lecture, à lui, des élections. Une opération qui se résume au respect du verdict du Conseil constitutionnel. "La plus haute juridiction du pays qui n'est pas comparable à la Commission électorale indépendante, CEI, un simple organe administratif". Gbagbo reste donc droit dans ses bottes. Il a gagné les élections et demeure le président élu du pays ! Ceux qui lui contestent cette qualité sont contre la Côte d'Ivoire et cette attitude explique la guerre que ces derniers livreraient au pays. La ligne de défense n'a pas bougé. La souveraineté et la légalité ne se discutent pas. Et quand le Conseil constitutionnel de Côte d'Ivoire a parlé, tout le monde doit se coucher et digérer le verdict. Pour suivre Gbagbo, point n'était besoin d'aller aux élections. Grand électeur, souverain disposant du droit suprême, le Conseil constitutionnel composé de copains, qui se sont comportés en vrais coquins, pouvait le dispenser de cela...

En réalité, le discours de l'ancien chef de l'Etat montre une seule chose : Gbagbo est en retard sur la compréhension des événements et la dynamique en cours. Le fait accompli ne marche plus. Personne à l'intérieur comme à l'extérieur du pays n'accepte et n'acceptera son braquage électoral. Et comme il doit s'en rendre compte, malgré sa désespérante fuite en avant, en plus des Ivoiriens, le monde entier est en marche pour lui imposer le verdict des urnes et installer Alassane Ouattara, le président démocratiquement choisi par la population.

En s'adressant aux Ivoiriens par les médias audiovisuels publics qu'il a caporalisés et instrumentalisé, Gbagbo, certains le rêvaient, devait simplement se remettre dans le sens de l'histoire. Accepter et partir par la grande porte. Il en avait encore l'opportunité malgré les Ivoiriens tués, massacrés par les miliciens à sa solde. Avec un tel sang versé, et les horreurs commises sur les pauvres civils en plein sommeil, sous le couvre-feu, par la machine à tuer de Gbagbo, ce dernier ne peut pas se présenter en victime d'un complot, et jouer le martyr de la communauté internationale. Ce serait un recyclage trop facile. Même indécent. Au fond, parce qu'il ne voulait rien offrir, Gbagbo n'a rien offert. Rien qui puisse faire avancer la sortie de la crise. Une situation créée par son entêtement à confisquer le pouvoir.

En un mot comme en mille, Gbagbo a parlé trop tard. Un mur de morts et un fleuve de sang se sont dressés désormais entre lui et les Ivoiriens. Ses semblants de propositions sont en deça de la gravité de la situation. Gbagbo sait qu'il n'est plus président de Côte d'Ivoire. Il sait que les Ivoiriens le vomissent. Il sait que ses jours à la tête de ce régime tenu par quelques généraux sont comptés. Dans ces conditions, sa sortie radio télévisée du 21 décembre dernier apparaît, à bien des égards, comme un Adieu !

mercredi 22 décembre 2010

Terreur en Côte d'Ivoire…


La Côte d’Ivoire sombre lentement dans des massacres et des exactions à huis clos. L’ONU dénonce des «violations massives des droits de l’homme» qui ont fait plus de 180 morts, plusieurs centaines de disparitions et arrestations arbitraires ces derniers jours en Côte d’Ivoire. Le Haut commissariat aux droits de l’homme des Nations unies s’inquiète de la recrudescence des violences et des enlèvements de «centaines de victimes et membres de leurs familles». Selon cette instance onusienne, ces enlèvements seraient commis de nuit par des individus armés non identifiés en tenue militaire, accompagnés d’éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) ou de milices, favorables à Laurent Gbagbo. Les attaques visent systématiquement des partisans d’Alassane Ouattara ou des groupes sensés le soutenir.

Ainsi, les mosquées de Grand-Bassam (sud Abidjan) et celle d’Abobo ont fait l’objet d’une attaque par des hommes armés. L’on déplore un mort et des blessés, rapporte l’AFP. Dans d’autres quartiers de la capitale, les mosquées étaient inaccessibles. Le Conseil supérieur des imams (COSIM) de Côte d’Ivoire appelle au calme, exhortant la communauté musulmane à ne pas répondre aux provocations. Il faut dire, que nombre de faucons du camp Gbagbo jouent systématiquement cette carte ethnique et religieuse dans l’espoir de transposer le problème politique sur un champ religieux, ethnique et identitaire qui, en fait, ramène la Côte d’Ivoire à l’ivoirité. L’entrée en lice de Charles Blé Goudé, ancien leader des jeunes patriotes, aujourd’hui ministre de la santé, constitue un mauvais signal pour la paix. Le leader des patriotes appelle les ivoiriens à la lutter jusqu’à «la dernière goutte de sang» pour, déclare-t-il, défendra la dignité de la Côte d’Ivoire.

La vraie inconnue est de savoir jusqu’où ira la fermeté de la communauté internationale. Quelle suite logique après les appels unanimes de l’ONU, de l’Union africaine, de la CEDEAO, des États-Unis, de la France et du Nigeria, sommant Laurent Gbagbo à transférer immédiatement le pouvoir à Alassane Ouattara ?

mardi 21 décembre 2010

Investiture du président Alpha Condé


28 septembre 1958… 21 décembre 2010… Sortie de l'Enfer… Les cérémonies solennelles de l’investiture ont débuté ce mardi 21 décembre 2010 à 10 heures GMT au Palais du peuple. Assistaient à cette investiture de nombreuses personnalités invitées, chefs d’État et de gouvernement ouest-africains, africains et étrangers dont entre autres, le président de la Nation Arc-en-ciel, Jacob Zuma, du Burkina Faso, Blaise Compaorè, du Congo-Brazza, Denis Sassou Nguesso, du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, du Mali, le général Amadou Toumani Toure, de la Mauritanie, Ould Abdelaziz, du Niger, le général Salou Djibo, du Sénégal, Me. Abdoulaye Wade, de la Sierra Léone, Dr. Ernest Bai Koroma, du Nigéria, Goodlock Jonattan, de la Guinée Bissau, Malam Bacai Sagna, du prince héritier du Qatar, l’Emir Cheïkh Tamim Bin Hamad Al Tani, de la Représentante du secrétaire général de l’ONU, Aisha Roose Migira, du ministre français chargé de la Coopération, Henri de Raincourt...  Un grand absent de cette investiture, qui ouvre une nouvelle page politique de la Guinée, après plus d'un demi-siècle de régimes totalitaires,  aura été Cellou Dalein Diallo, candidat malheureux de l’élection présidentielle et actuellement en voyage en Europe.

Jean-Marie Doré, Premier ministre du Gouvernement de transition remet la démission de son gouvernement au président Alpha Condé, en présence du Président de la transition, le général d'armée Sékouba Konaté :



La Guinée fait école ce matin avec l’investiture d’Alpha Condé.  L’opposant historique, par un des ces providentiels retournements de l’Histoire, est désormais à la manoeuvre.  Le voilà  devenu l’homologue de certains de ses ex-bienfaiteurs - dont Compaoré- et plus légitime que Gbagbo, son voisin géographique, mis au ban des Nations…
C’est peut-être l’histoire réécrite de Sisyphe qui, à force de rouler son rocher,  finit par le mener à bon port. Mais, ténèbres, intrigues, sang et misère anormale d’un pays normalement riche, tels sont les mots-clés de la Guinée en cinquante deux ans d’opportunités ratées. Les défis commencent donc pour Alpha Condé dès la minute précise où il aura juré dévouement à son pays et à sa constitution. Le dévouement suppose de l’enthousiasme et de l’énergie : des denrées rares à soixante douze ans, l’âge du président Condé.
L’homme, c’est de notoriété publique, ne s’est pas battu pour les privilèges et la fortune personnelle. Sa grandeur est dans le parcours qui fut le sien avant ce matin. La Guinée des paradoxes, qu’il le sache, ne lui réservera que des servitudes. L’eau courante et l’électricité  manquent encore à  ce château d’eau du continent à l’incroyable potentiel hydroélectrique. Les ressources minières dont son sous-sol regorge n’ont pas permis le décollage économique d’un pays qui a tout pour être une des locomotives de la sous-région. Ses perspectives agro-industrielles sont décapantes tout comme son potentiel touristique. Rattraper un retard de cinquante deux ans au cours d’un mandat de cinq ans n’est pas ce qui doit être demandé à Alpha Condé.
Mais inscrire sa législature dans le cercle vertueux est sa mission historique et il ne pourra y déroger impunément pour lui et pour son pays pour lequel nous nous remettons à espérer. Cela nécessite une équipe de bâtisseurs, jeune et désintéressée ainsi  qu’une tolérance minimale pour la corruption. Être le président de tous les Guinéens et de toutes les Guinéennes, purger les tragédies successives que son pays a connues : Alpha Condé a annoncé ses recettes. Passer au concret en se mettant au dessus de la mêlée et sans perdre de temps est autre chose…

lundi 20 décembre 2010

Des organisateurs débordés…



Des "Assises contre l'islamisation de l'Europe" se sont tenues dans le 12ème arrondissement de Paris, à l’Espace Charenton, samedi dernier 18 décembre. Un recueil complet des différentes interventions est disponible en ligne sur le site « Bivouac-ID »… 
Se dresser contre une invasion islamique de l’Europe est chose sérieuse… Aussi l’organisation d’une telle manifestation ne pouvait se permettre d’erreurs… Surtout d’erreurs graves. Des fautes graves ont été commises tant dans l’organisation que dans le choix de certains intervenants… Selon leur sensibilité de nombreux médias n’ont pas manqué de souligner tel ou tel aspect. Je ne rappellerai ici que les plus flagrants…
Dès ma première relation de cette manifestation, et après en avoir vu des images sur la TSR, je notais dans la salle la présence  de plusieurs drapeaux français maculés de la "croix de Lorraine" ainsi que celle d’autres "croix de Lorraine" affichées çà et là. Déplorable naïveté des organisateurs ayant toléré ce noyautage d’éléments gaullistes. Comment prétendre que la France est en danger et en même temps se référer à l’infâme traître De Gaulle, celui qui non content d’avoir tout bradé dans des conditions honteuses n’a assuré son pouvoir qu’en divisant les Français. Ce n’est pas en faisant de cette réunion un fourre-tout que des organisateurs à court d’idées auront gagné en crédibilité…
Une référence à la presse arabophone, en l’occurrence le quotidien jordanien Al Arab al Yawm, en aucune façon soupçonnable de sympathie envers les islamistes, me paraît particulièrement opportune… D’abord le titre de l’article : « Le vin et le porc pour faire face à l'islam en Europe ! »… Le journal tape dans le mille dès le titre de son article ! Était-il besoin de cette provocation puérile pour renforcer un combat ? Pourquoi blesser inutilement les musulmans qui ne demandent qu’à s’intégrer en France et partager des valeurs communes. Pour lutter contre l’islamisation, le concours de tous les musulmans francophiles sera indispensable. Une telle bêtise va bien sûr de pair avec la présence d’emblèmes gaullistes dans la salle, de celui qui se plaisait à parler indistinctement de bougnoules…
Au-delà de ces gamineries irresponsables, il y a bien plus grave. Et le quotidien Al Arab al Yawm ne se prive pas de le souligner. Pour une manifestation prétendument laïque, les organisateurs des « Assises contre l'islamisation de l’Europe » ont cru bon de confier le service d'ordre à la Ligue de défense juive (LDJ). Cette Ligue de défense juive est une organisation para militaire qui fait acte d'allégeance à Israël. Généralement, elle s'occupe de perturber les rassemblements de soutien à la Palestine et à s'en prendre à certains de ses participants. La LDJ a été créée aux États-Unis en 1968 à l'initiative du rabbin Meir Kahane.  Elle y est désormais interdite en raison de sa violence et de son extrémisme. Et voilà qu'elle apparaît en France comme protectrice d'un rassemblement qui aurait eu tout à gagner à se trouver une autre protection. Quelle maladresse que de prétendre combattre un extrémisme en s’alliant à un autre extrémisme ! Encore une infiltration ? Décidément des organisateurs peu vigilants, alors qu’ils voudraient prétendre faire front à un danger qui n’est pas manipulé par des gamins…
Il semble que l’organisation n’ait pas vraiment maîtrisé le filtrage de ses intervenants. Ainsi se sont présentés des invités surprises ! Parmi ceux-là, je noterais une illustre inconnue, une certaine Anne-Marie Delcambre… Une prétendue « islamologue », puisqu’elle vend des bouquins qui se voudraient édifiants sur l’islam et enseignerait quelque part la langue arabe… Mais retrouvons cette dame dans le texte, sur un forum où elle se plaît à étaler sa prose : « … C'est jésus-Christ l'épanouissement, tout est en Christ ! Je leur dis " remportez vos salades" , à d'autres ! … ». Une dame qui amène sa « salade » sans, semble-t-il, avoir été invitée. Et qui sur son forum assimile haineusement les Évangiles à des salades… À désespérer d'organisateurs aussi légers… Les prières de rue ont de beaux jours…

Instrumentalisation sioniste du refus de l'islamisme

Les « Assises internationales contre l’islamisation de l’Europe », organisées le 18 décembre par le Bloc Identitaire et Riposte laïque, illustrent le processus de collaboration engagé depuis plusieurs mois entre les milieux sionistes et certains milieux d’extrême droite (qui rejettent comme la peste ce qualificatif, considéré comme le stigmate d’une maladie honteuse… fort gênant quand on veut se recaser dans le politiquement correct, pour faire une carrière politicienne…).
Cette manifestation a bénéficié d’une protection policière de grande ampleur, qui démontre la « compréhension » des autorités officielles… Elle a confirmé le pacte conclu entre le Bloc Identitaire et la Ligue de Défense Juive, puisque des membres des deux organisations constituaient, côte à côte, le Service d’Ordre de la manifestation, comme l’a relevé le site de gauche REFLExes, toujours bien informé : « Les liens entre le BI et la LDJ sont de moins en moins masqués (…) ce qui concrétise une longue suite de contacts entre BI et ultra pro-israéliens, en particulier sous l’égide de Richard Roudier ». Est révélateur aussi le copinage confirmé entre le Bloc Identitaire et Riposte Laïque, dont l’animateur Pierre Cassen, qui se dit ex-trotskiste (mais trotskiste un jour, trotskiste toujours…), a présenté, selon le site du B’Nai B’Rith Europe (« The only official website »), une conférence le 27 avril 2010 (« La colère d’un Français face à l’islamisation de la France ») devant les loges Ben Gourion, Hatikva et Deborah Sam-Hoffenberg, à la mairie du XVI arrondissement de Paris. Cassen était aussi, au même endroit, le 12 octobre 2010, au salon du Livre du B’Nai B’Rith, en compagnie de deux autres animateurs de Riposte Laïque, Maurice Vidal et Christine Tasin.
Le site de Riposte Laïque prend la défense permanente et systématique d’Israël. Surfant sur l’inquiétude légitime de nombreux Européens devant la montée en puissance d’un fanatisme islamiste qui couvre d’un voile ( !) religieux l’invasion de l’Europe, les sionistes ont entrepris d’exploiter à leur service la volonté de résistance qui se développe dans la plupart des pays d’Europe.
Les sionistes ne pensent qu’à l’intérêt d’Israël. C’est naturel. Comme il est naturel que les Européens que nous sommes ne pensent qu’à l’intérêt de l’Europe. Le problème c’est que l’intérêt d’Israël et l’intérêt de l’Europe ne sont pas les mêmes. Car Israël est prêt à tout sacrifier pour sa survie, y compris ces idiots utiles que sont, pour les sionistes, les résistants européens. Lesquels ont pour ennemis aussi bien les collabos de l’islam que les collabos d’Israël.

Source : Pierre Vial : Terre et Peuple

Assises internationales sur l’islamisation : que font des militants qui se prétendent «identitaires» avec les adversaires de notre identité ?

 

Un communiqué de la Nouvelle Droite Populaire :  Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire

Ces assises avaient été annoncées à grand renfort de publicité comme étant « un évènement international » par un agglomérat de groupes et groupuscules laïcs sous l’égide de Riposte laïque et du Bloc identitaire.
Nous avions déjà relevé (cliquez ici) que ces organisations laïques sont toutes issues de la gauche et de l’extrême gauche, et largement influencées par la franc-maçonnerie. L’obsession anti-islamique de Riposte laïque est une constante. Mais celle-ci repose essentiellement sur des critères sociétaux et antireligieux. L’Islam, constamment comparé au « fascisme » (la rhétorique de gauche ne les lâche pas), y est d’ailleurs traité au même titre que le christianisme. Ainsi, Riposte laïque n’hésite pas à évoquer dans ses publications le « totalitarisme de l’Eglise catholique ».
Paradoxalement, la défense d’Israël est permanente chez Riposte laïque, alors que l’on peut considérer que cela ne devrait pas être un problème majeur pour une organisation qui lutte pour la laïcité en France.
Cette réunion, consacrée au danger de l’islamisation de l’Europe n’a pas abordé réellement le fond des choses, à savoir le danger primordial qu’est l’invasion migratoire africaine et maghrébine, fût-elle musulmane ou non. Pour ces organisations laïques, il n’y aurait aucun problème si ces immigrés étaient laïcs et s’ils acceptaient de s’intégrer, de chanter la Marseillaise, de saluer le drapeau et d’honorer la République.
Nous ne partageons évidemment absolument pas cette analyse.
Ce curieux rassemblement, composé d’ex-trotskistes et de post-marxistes revendiqués comme tels, de nationalistes repentis, de laïcards, de féministes et de francs-maçons, prétend incarner la résistance à l’islamisation, alors que le Système dont ils sont issus n’a cessé d’œuvrer à la destruction de l’identité spirituelle et ethnique de la France et de l’Europe et de combattre ceux qui l’ont toujours défendue.
Bien-sûr, nous n’allons pas leur reprocher de découvrir subitement que l’eau est mouillée, mais de là à s’autoproclamer les champions de la lutte contre l’islamisme… Il conviendrait peut-être de faire preuve d’une certaine modestie.
Rappelons, à toute fin utile, que le combat pour la défense de notre identité ne date pas de samedi après-midi et que, depuis cinquante ans, envers et contre tous et malgré une répression permanente, les nationalistes dénoncent sans relâche l’immigration extra-européenne et la première de ses conséquences, l’islamisation. 
Que font donc des militants qui se prétendent « identitaires » dans cette affaire ?

Quelques vérités au sujet de Riposte laïque…

Communiqué de la Nouvelle Droite Populaire publié par Synthèse Nationale
L’apéro « saucisson et pinard » qui devait avoir lieu dans le quartier de la Goutte d’or à Paris en fin de semaine dernière a créé un buzz important sur Internet et peut être considéré comme une remarquable opération de marketing. L’interdiction par la Préfecture de police de ce rassemblement est scandaleuse car elle a prouvé le degré de soumission des autorités aux désidératas de l’Islam et de ses collabos.
Cependant, organisé conjointement par Riposte laïque, association notoirement de gauche, et par le Bloc identitaire, ce rapprochement ne manqua pas de susciter un certain étonnement chez un grand nombre de nos camarades. D’autres, sans doute mal informés, n’ont pas compris pourquoi nous avons émis des réserves (cf. notre communiqué du 13/06/2010) sur cette manifestation. Voilà pourquoi nous tenons à apporter aujourd’hui les quelques précisions suivantes.
Tout d’abord, afin que les choses soient claires, nous précisons que la Nouvelle Droite Populaire n’a absolument rien contre le fait que des militants et responsables venus de la gauche sociale rejoignent le combat nationaliste et identitaire. Mais… la condition est que ces militants, habités à juste titre par le nécessaire combat pour la justice sociale pour notre peuple, rompent définitivement avec « l’internationalisme » et le mythe de l’intégration.
Or, si Riposte laïque considère comme nous que l’Islam est le problème prioritaire, elle préconise aussi que la « République » se doit d’intégrer les immigrés non-européens, dès lors qu’ils pratiquent les valeurs de ladite République, l’amour de la France et… le refus du « projet fédéraliste européen ». Si Riposte laïque s’en prend, souvent violemment, à l’Islam, c’est uniquement parce que l’Islam est une religion totalitaire, anti-féministe, anti-laïque et antisémite. Elle ne lui oppose jamais, loin s’en faut, la défense de notre identité et de nos traditions françaises et européennes.
Pour en juger, il est intéressant de se rendre sur son site (qui ne manque jamais une occasion, soit dit en passant, d’égratigner le mouvement national en général, et la NDP en particulier) afin de mieux comprendre les objectifs de cette officine, créée en 2007 par Pierre Cassen, membre de l’UFAL (Union des familles laïques), et dont un bon nombre de dirigeants appartiennent au Grand Orient.
L’obsession anti-islamique de Riposte laïque apparait immédiatement. Mais celle-ci repose essentiellement sur des critères anti-religieux. L’Islam, constamment comparé au fascisme (la rhétorique de gauche ne les lâche pas), y est traité au même titre que le christianisme. Or, pour nous, que l’on soit  croyant ou non, la différence réside dans le fait que le christianisme fait parti de nos traditions européennes… l’Islam pas !
Paradoxalement, la défense d’Israël est une constante chez Riposte laïque, alors que l’on peut considérer que cela n’est pas forcément le problème prioritaire pour une organisation qui lutte pour la laïcité. A ce propos, Israël est tout, sauf un Etat laïc.
Florilège :
- « Ils (les juifs) sont les seuls occupants légitimes du pays, flanqués de quelques malheureux descendants d’Africains victimes de la traite négrière orientale », ce qui est déjà assez hallucinant (lundi 6 juillet 2009, sur le site Riposte laïque).
- « Nous sommes tous israéliens » (lundi 7 juin 2010)
- Dans un article daté du lundi 14 juin dernier il est évoqué « le lynchage systématique au couteau et à la barre de fer des premiers soldats de Tsahal, descendus un par un et sans armes (sic !) d’un hélicoptère sur le pont du navire humanitaire »…
Parmi les liens du site, figurent (on se demande pourquoi ?) le Bnaï Brith Paris.
L’influence franc-maçonne est également prégnante. Ainsi, un certain Roland Ferbère (un pseudo car on est jamais assez méfiant vis avis de ses frères trotskistes du GO…) écrit sur le site : « Je suis franc-maçon, et je viendrai avec mon cordon de grand-maître du Grand Orient de France à l’apéritif géant de la rue Myrta ». Il explique : « Je suis fils et petit-fils de francs-maçons du Grand Orient, je les ai entendus raconter leur lutte inlassable contre le totalitarisme de l’Eglise catholique… ». Le « totalitarisme » de l’Eglise catholique, il fallait oser….
Quant à Radu Stoenescu, philosophe du groupe qui n’hésite pas à comparer le discours haineux de SOS racisme à celui de ce qu’il appelle « l’extrême droite raciste » (belle gymnastique d’esprit…), il explique le plus sérieusement du monde que les passions autour de l’apéritif « saucisson et pinard » auraient pu être évitées si le pouvoir politique avait procédé à l’égard des musulmans et de l’Islam de « la même manière que Napoléon avait procédé avec les juifs et le judaïsme », c'est-à-dire en développant l’idée d’un Islam laïc en France… Ce qui est évidemment absurde pour ceux qui connaissent cette religion totalitaire.
Il ne faut pas être dupes et ne pas se laisser aveugler par les paillettes médiatiques.
Depuis longtemps, les idées et les thèmes de campagne du mouvement nationaliste ont été pillés par une certaine gauche prête à tout pour arriver à ses fins. Nous pourrions citer l’exemple de l’écologie, idée théorisée à l’origine par des penseurs de droite et récupérée ensuite par la gauche et l’extrême gauche. Souvenons-nous aussi des combats anti-communistes menés pendant des décennies par les nationalistes et alpagués, à la fin des années 70, par les « Nouveaux philosophes » style BHL, Glucksmann et consort qui ont découvert un beau matin que l’idéal communiste qu’ils avaient tant béni se résumait en réalité à un vaste univers concentrationnaire. Et, à chacune de ces récupérations, il y avait dans nos rangs des naïfs pour se féliciter de voir nos adversaires  reprendre, à leur seul profit, nos idées.
Aujourd’hui, un nombre grandissant de nos compatriotes prend conscience du danger que représente pour notre pays et pour notre civilisation l’arrivée massive sur notre continent de populations venues d’ailleurs et en particulier du monde musulman. Les stratèges du Système ont aussi compris que le véritable enjeu du XXIème siècle sera pour les Européens la survie de leur identité. Mais ces mêmes stratèges veulent éviter à tout prix que les nationalistes, qui ont toujours été les seuls à dénoncer ce danger, soient un jour les grands bénéficiaires de cette prise de conscience populaire. D’où la nécessité à leurs yeux d’établir des passerelles afin de tenter de récupérer cette juste réaction. Et pour cela, il leur faut tenter de concilier l’inconciliable.
On comprend mieux maintenant pourquoi les dirigeants du Bloc identitaire se sont laissé aller, lors de leur Convention qui s’est tenue à Orange au mois d’octobre dernier, à « rompre définitivement avec l’anti-sémitisme du Front national (nous n’avons pas à défendre le Front national, mais il s’agit là d’un honteux mensonge) et le nationalisme » et pourquoi la présence de mouvements authentiquement nationalistes et identitaires avaient été refusée par les organisateurs à la manifestation du 18 juin.
De deux choses l’une : soit les militants de Riposte laïque ont ouvert les yeux et ils se sont rendus compte que les idées qu’ils défendaient reposent sur une ambigüité et que le combat mené par les nationalistes est le seul bon combat, alors, s’ils en acceptent toutes les valeurs, ils ont leur place à nos côtés. Soit il s’agit là, comme nous le pensons, d’une nouvelle manœuvre afin de récupérer notre combat en le détournant de ses objectifs, alors la vigilance doit être renforcée et les complices de cette  manigance doivent être dénoncés.
Pour la Nouvelle Droite Populaire, le nécessaire rassemblement de toutes les forces nationales et identitaires doit se concrétiser sur des bases idéologiques claires : le refus absolu de l’invasion par des populations non européennes de notre terre,  la défense de notre identité et de nos traditions ancestrales et la dénonciation des véritables responsables de cette invasion, à savoir le mondialisme qui broie les peuples et ses dérivés.
L’islamisation n’est qu’une conséquence de l’immigration. Réglons le problème de l’immigration, et nous réglerons celui de l’islamisation. Nous ne sommes pas sûrs que ce soit ainsi que Riposte laïque envisage les choses…

dimanche 19 décembre 2010

Au nom de l’association des Kabyles de France

Lien: Assises Kabyles de France
Aux "Assises contre l'islamisation de l'Europe", intervention  forte d’Arezki Bakir, président de l’association des Kabyles de France.

Menacé de mort Arezki BAKIR déterminé à combattre le communautarisme arabo-islamiste algérien sur Kabyle.com

Ma participation aux assises contre l'islamisation suscite un vrai débat, c'est le moins qu'on puisse dire. Il est vrai que je suis membre dirigeant de l'association des Kabyles de France (ASKAF) et président du Conseil Kabyle de la Diaspora (Association des Kabyles de la Diaspora), organe lié au Gouvernement Provisoire Kabyle en exil.
J'assume entièrement ce choix, qui m'a permis d'affirmer les valeurs qui sont celles des kabyles, et que nous partageons avec la France : liberté de conscience, laïcité, démocratie.
Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui m'ont envoyé des messages de soutien, qui ont compris l'importance pour les Kabyles de sortir de l'ornière dans laquelle on veut les confiner.
La visibilité des Kabyles est une condition sine qua non à notre émergence en tant qu'entité politique. Nous devons donc affirmer notre existence, partout ou nous le pouvons. Je remercie l'organisation "Riposte Laïque" de nous avoir permis de nous exprimer, mais également de son soutien suite à ces menaces... pendant que certains Kabyles ne trouvent rien de mieux à faire que de dénoncer le fait que je m'exprime au nom... des Kabyles !
Heureusement, la majorité des messages que je reçois, provenant de kabyles, sont des messages de soutien et d'encouragements.
Nous n'avons de comptes à rendre à personne, nous sommes Kabyles, nous respectons les valeurs de la République Française, son peuple, dans sa diversité, dont nous faisons partie.
Nous dénonçons la junte algérienne, son idéologie arabo-islamiste et son traitement "colonial" de la question kabyle.
Ceux qui profèrent des menaces de mort, ces lâches, ces aliénés, totalement lobotomisés par une idéologie dévastatrice doivent savoir une chose : nous, kabyles, sommes déterminés à nous débarrasser de votre tutelle.
Pour le reste, ma plainte déposée au commissariat de mon lieu de résidence a été jugée recevable, avec l'infraction suivante : "menaces de mort par écrit". Des documents ont été fourni aux autorités.
Vive la Kabylie et ses valeurs ancestrales !
Arezki BAKIR

Nafa KIRECHE, président de l'association des Kabyles de France (ASKAF) : "Je suis très content d'avoir assisté à ces assises contre l'islamisation du monde libre. C'est la première fois que les Kabyles de France sont invités à participer à une rencontre internationale, sur un sujet épineux, qui touche aussi bien les citoyens français que les Kabyles : l'islamisation. Il y avait des intervenants de renommée internationale, tels le suisse Oskar Freysinger, qui a fait parlé de lui lors de la votation contre les minarets en Suisse, le danois Anders Gravers, l'américain Tom Trento et pleins d'autres. Je tiens également à citer Halim Akli, militant kabyle laïque en Algérie, qui n'a pas pu avoir l'autorisation de venir en France et dont l'intervention a été lue par Christine Tasin et Pascal Mohamed Hilout, musulman réformateur, d'origine marocaine. Ces assises ont mis en avant les dangers que représente l'islamisme politique pour les libertés, individuelles et collectives. L'écrivaine d'origine égyptienne Bate Yeor a également fait parvenir une intervention dans laquelle elle tord le coup au concept "d'islamophobie", mis au point par des intégristes pour empêcher tout débat sur l'islam. Si le concept de "christianophobie" avait été inventé, il n'y aurait pas de siècle des lumières, pas de Voltaire, pas de laïcité en France et dans le monde libre. Des contacts ont été pris avec des journalistes, présents par dizaines et des personnalités politiques et associatives. J'ai échangé avec le suisse Oskar Freysinger, qui m'a avoué porter un grand intérêt au combat des kabyles. J'ai donc profité de l'occasion pour lui offrir le dernier livre de Ferhat Mehenni : "le siècle identitaire". Je remercie les organisateurs, M. Pierre CASSEN et Mme Christine TASIN, ainsi qu'aux participants, qui ont porté un grand intérêt à la cause kabyle, notamment en France."
Arezki BAKIR, président du Haut Conseil de la Diaspora Kabyle : "Il ne s'agit évidemment pas pour moi de stigmatiser les musulmans, ce serait stigmatiser des membres de ma propre famille. Mais force est de constater que l'islam déborde de toutes parts sur la sphère publique. Même si cela va à l'encontre du message du prophète et des spécificités de cette religion, la sécularisation de l'islam est une exigence absolue. Les croyances subjectives doivent se soumettre aux valeurs républicaines et universelles. Et ces dernières, en contrepartie, garantissent le droit à chacun, à titre privé, de pratiquer la religion qu'il souhaite. Ou de ne rien pratiquer du tout. L'islamisation de la Kabylie est l'un des objectifs majeurs du régime algérien. Par ses relais en France, il contrôle la communauté algérienne de l'hexagone, dont une partie non négligeable a malheureusement acté la primauté de l'islam sur toutes les lois communes et républicaines. Les kabyles de France et de la Diaspora doivent donc être au service de la défense des valeurs républicaines, de la laïcité et des libertés, individuelles et collectives. C'est le sens de notre présence à ces assises. Ce n'est qu'à ce prix qu'ils pourront défendre au mieux leur identité d'origine. Je continue de regretter que les autorités françaises aient délaissé les enfants d'immigrés de la dernière génération. En renonçant à en faire des citoyens, ils ont renoncé à leur donner un avenir. Et cela, c'est inacceptable. Pendant que certains poussent des cris d'orfraie au moindre mot de travers sur l'islam, on continue, dans les pays musulmans, à étouffer les populations. Nous porterons la voix des Kabyles de France et de la Diaspora partout où elle pourra être entendue et où nous pourrons obtenir des soutiens."

Gbagbo entre en rebellion, le "général" Charles Blé Goudé passe à l'action




Des manoeuvres inquiétantes d'intimidation se multiplient de la part du camp Gbagbo contre la présence de l'ONU et des soldats français 19 décembre 2010, 19:30 Laurent Gbagbo, président sortant, exige le départ immédiat des forces internationales. Au siège de l'ONU à Abidjan, cette exigence a reçu une fin de non recevoir. Les casques bleus se disent préparés à tout. Le "général" Charles Blé Goudé, "le propriétaire de la rue" en action…

samedi 18 décembre 2010

Oskar Freysinger porte un message de paix à Paris, malgré Bertrand Delanoé


Manifestations contrastées autour des "Assises contre l'islamisation de l'Europe" tenues à Paris ce samedi 18 décembre 2010 [Télévision Suisse Romande 18 décembre 2010, 19:30] : Le maire de Paris, Bertrand Delanoé, est intervenu cette semaine pour demander que la rencontre soit annulée, en vain. Parmi la vingtaine d'orateurs appelés à la tribune, un certain Oskar Freysinger… Mais prêtez bien attention : la vidéo dévoile plusieurs drapeaux français frappés de la "croix de Lorraine", d’autres "croix de Lorraine" ci et là. Si les plus lucides des Français déploreront l’imbécile naïveté de leurs compatriotes qui une fois de plus dans le danger, à court d’idées, se réfèrent à l’infâme traître De Gaulle, les islamistes quant à eux s’en régaleront… Le ver est dans le fruit…   Oskar Freysinger n'est pas Français.


Le conseiller national UDC valaisan Oskar Freysinger a évité de justesse une agression au couteau à Paris lors des «Assises contre l'islamisation de l'Europe». Oskar Freysinger était invité à parler du modèle suisse de démocratie directe. Oskar Freysinger explique être « refroidi » suite à cet incident. « J’ai tenu le couteau dans la main. Cette arme était destinée à tuer », a-t-il indiqué. Auparavant, dans la salle du colloque, Oskar Freysinger avait été accueilli comme un héros et ovationné comme l’homme qui a fait tomber les minarets. À l’extérieur de la salle, des groupuscules ne totalisant pas plus de 200 individus se sont agités sans vraie conviction…  Cette contre-manifestation s'était éteinte dans le calme en milieu de journée.




"L’incompatibilité entre la démocratie et les lois islamiques" : l'intervention d'Oskar Freysinger - conseiller national de l’Union démocratique du centre (UDC), chef de file du « Non aux minarets » en Suisse. Un discours politique fort qui dépasse largement le problème de l'islamisation…

jeudi 16 décembre 2010

Kosovo : Crimes de guerre pour trafic organisé d'organes


La rumeur courait depuis des années. Dick Marty l’a confirmée, avec force détails sordides. Des prisonniers serbes au Kosovo ont été exécutés pour récupérer leurs reins. Le premier ministre kosovar, Hashim Thaçi, est au cœur de l’enquête. Il dirigeait en 1999, au sein de l’UÇK, le «Groupe de Drenica», qui a organisé les meurtres et le trafic d’organes.




Trafic d'organes au Kosovo: entretien avec Carla Del Ponte, ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie [TSR 16 décembre 2010, 19:30].



Trafic d'organes au Kosovo: les accusations impliquant le Premier ministre Hashim Thaçi se précisent [TSR  16 décembre 2010, 19:30].  Le trafic aurait été perpétré sous l'autorité de l'actuel premier ministre du Kosovo, Hashim Thaçi. Le rapport du conseil de l'Europe décrit la filière et la sinistre maison jaune où les opérations auraient été pratiquées. Indécente réaction de Bernard Kouchner !

Le rapport de Dick Marty sur le trafic d’organes humains au Kosovo a été adopté à l’unanimité ce jeudi 16 décembre à Paris en commission de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Le conseiller aux États tessinois espère que les révélations déclencheront une «dynamique de vérité» : «Tout le monde au Kosovo sait ce qui s’est passé. Par peur, ils se taisent».  Lire l'entretien de Dick Marty accordé au Temps.


Plusieurs médias serbes ont accusé Bernard Kouchner d'avoir couvert le scandale du trafic d'organes dans l'affaire de la Maison jaune, par référence à la couleur de la clinique clandestine où des organes auraient été prélevés sur plus de 300 prisonniers civils serbes avant qu'ils ne soient exécutés. L'ancienne procureure du TPI, Carla del Ponte, dans son livre "La Traque, les criminels de guerre et moi" dénonce ces crimes. Mais si quatre ans après les faits, les enquêteurs de Mme Del Ponte avaient localisé la Maison jaune à Burrell (Albanie),  ils n'ont pu y trouver d'indices permettant de reconstituer la filière. C'est alors que le Conseil de l'Europe a fait ouvrir une nouvelle enquête…
En répondant à la presse, Bernard Kouchner ne manifeste aucune compassion pour les victimes et leurs familles. Il choisit d'ironiser la complicité passive qu'on lui impute en niant l'existence du crime. En outre, il qualifie de "salauds et d'assassins" ceux qui colportent cette rumeur ; des propos qui incluent Carla Del Ponte.

lundi 13 décembre 2010

Du magasin de farces et attrapes de Gbagbo

Exclusivité du magasin de farces et attrapes de Gbagbo
« La France aux Français ! » Voilà que des immigrants ivoiriens, sans papiers ou pas, manifestent à Paris sur le slogan : « La France aux Français ! » Un revirement dû aux rigueurs d’un hiver précoce ? Est-ce que ces manifestants réclament des avions pour un retour express ? Un appui inattendu à la multitude qui en France s’alarme face à une immigration depuis longtemps sans contrôle… En fait, ce slogan vient en écho à l’ivoirité prônée depuis deux décennies pour faire barrage au dernier Premier ministre choisi par le président Félix Houphouët-Boigny. « Ivoirité » dont a usé et abusé le prof agitateur historien marxiste Gbagbo pour écarter l’élu de celui dont il s’est depuis toujours déclaré l’ennemi juré. Écarter Alassane Ouattara, aujourd'hui l'élu du peuple ivoirien.  « La France aux Français ! », un slogan déniché dans le magasin de farces et attrapes de Gbagbo… Que ne va pas imaginer l’animal aux abois ? … Gbagbo n'a plus de sous… Les agents de l'État ivoiriens voudraient pouvoir fêter l'An nouveau… Gbagbo n'a plus d'ailes… Son Grumman est cloué au sol à Cotonou…

Le Mrap roule pour Marine Le Pen



Marine Le Pen a le sens de la formule. Celle qui fera jubiler les uns, scandalisera les autres… C'est particulièrement indiqué en période électorale… Même s'il ne s'agit que d'élections internes au Front national. Que Marine Le Pen assure une succession dynastique cantonnant le Front national à l'excitation populiste n'est-ce pas le vœu de ses contempteurs les plus acharnés. Pour l'heure quel meilleur appui que celui du Mrap interprétant un encombrement inopportun de rue dans le sens voulu par Marine Le Pen. La stratégie de la victimisation contre le choix d’une politique réfléchie et constructive… Bruno Gollnisch appelant à la prise de conscience par les Français de la justesse de ses analyses et propositions aura bien du mal à l’emporter.

Alors qu’enfle la polémique suscitée par les propos non dénués de bon sens de Marine Le Pen sur l’occupation des lieux publics par les musulmans lors des prières du vendredi, la volonté du MRAP de polariser encore plus l’intérêt sur Marine Le Pen apparaît d’autant plus flagrant quand on sait – et le MRAP ne peut l’ignorer – l’avertissement lancé le 19 juillet 2010 par le ministre algérien des Affaires religieuses et des Wakfs, M. Bouabdallah Ghlamallah : « Seul l’intérieur des mosquées est fait pour les prières et si celui-ci est rempli de pratiquants, les autres fidèles n’ont qu’à prier chez eux et non pas dehors ».
Novopress.info cite le quotidien francophone algérien Le Temps qui publie cette déclaration du ministre fait remarquer qu’« il arrive, en effet, que pendant la prière hebdomadaire du vendredi, plusieurs dizaines de fidèles s’agglutinent (sic) à l’extérieur des mosquées pour accomplir leur devoir religieux à même les trottoirs jouxtant les maisons de Dieu. Ce genre de constat est visible notamment dans les mégapoles du pays, à l’instar d’Alger où les mosquées ne désemplissent pas chaque vendredi. Seulement, ce n’est pas là une raison, insiste le ministre des Affaires religieuses, pour tolérer les rassemblements des fidèles au niveau des endroits environnants les lieux de culte. »
Des propos que les autorités françaises, les journalistes et… le MRAP feraient bien de méditer.
 
Suite à la diffusion très médiatisée des propos de Marine Le Pen à propos de l’occupation musulmane de certaines rues à Paris et ailleurs en France, nous sommes évidemment d’accord sur les faits et notre mouvement, depuis sa création, lutte contre l’islamisation de notre pays et de notre continent.
Ce qui nous étonne, c’est ce brusque soubresaut du clan Le Pen à propos de l’islam alors que le FN a toujours eu une position plus qu’ambigüe sur ce sujet fondamental.
Une petite piqûre de rappel à l’attention de nos amis nationalistes :
Voici des extraits d’une interview donnée au journal Flash par Jean-Marie Le Pen (Numéro 23 – 24 Septembre 2009). Propos que nous avions qualifiés de scandaleux à l’époque !
Journal Flash : Parlons franchement, y a-t-il incompatibilité entre les cinq piliers de la foi musulmane - profession de foi, cinq prières quotidiennes, ramadan, charité du vendredi, pèlerinage une fois dans sa vie à la Mecque - et le mode de vie français ?
JMLP : A mon sens, aucune. En principe, les religions chrétiennes étaient religions de paix, de fraternité et d'amour. Ca n'a pas empêché les catholiques et les protestants de s'égorger des siècles durant, tel qu'en Irlande aujourd'hui encore.
Journal Flash : Pour les populations issues de l'immigration, le retour à la culture religieuse d'origine, ça aide aussi au maintien de l'ordre public ?
JMLP : Sûrement. Mais pour aller plus loin, sachant que les médias jouent à nous faire peur avec l'islamisme, je me demande, moi qui suis iconoclaste, dans quelle mesure le terrorisme islamiste n'a pas été imaginé pour freiner l'expansion islamique.
Selon JMLP, les Chrétiens sont des égorgeurs ! (le monde à l’envers !). L’islam sert au maintien de l’ordre public et l’islamisme a été inventé par les médias !
Camarades, à notre avis, Marine se fait un coup de pub pour essayer de rassembler les "natios" derrière sa bannière. Car si cela ne s’appelle pas un virage à 180°, nous ne connaissons rien à la géométrie (variable) !
Contact NDP 92 : ndp-92@orange.fr

dimanche 12 décembre 2010

"Si nous nous taisons les pierres hurleront"

Le vrai journal (Canal plus) 22 novembre 1998
Le 27 mars 1996, sept moines trappistes du monastère de Tibhirine, en Algérie, sont enlevés par un groupe armé. En mai 1996, ils sont assassinés. Officiellement, ils ont été victimes d'islamistes. Mais en 1998, Canal plus diffuse un sujet qui met en doute la version officielle. 


 Après douze années un haut fonctionnaire occidental dévoile la vérité : 
« Un hélicoptère de l’armée algérienne mitrailla le bivouac où ils étaient retenus»
«Les sept moines français sequestrés dans la nuit entre le 26 et le 27 mars 1996 à Tibhirine par un groupe islamique infiltré par la sécurité militaire (ndt DRS), furent tués depuis un hélicoptère de l’armée algérienne. L’engin aérien survolait la zone des reliefs montagneux de l’Altlas Tellien autour de Médéa en compagnie d’un autre hélicoptère. C’était la mi-mai, après le crépuscule. L’équipage avait repéré le feu d’un campement et le chef d’escadrille en personne, un colonel, avait tiré sur le bivouac. Depuis quelques temps déjà, les forces régulières ne s’aventuraient plus sur le terrain dans cette zone impraticable, faiblement peuplée et controlée par les intégristes : elles se limitaient à faire des reconnaissances aériennes et à combattre avec l’aviation. Après l’attaque, les engins aériens atterrirent près du bivouac. Les hommes à bord comprirent vite qu’ils avaient frappé la cible erronée. Le chef d’escadrille appela le commandement de la base d’hélicoptères détaché à Blida et dit clairement : “Nous avons fait une connerie, nous avons flingué les moines”. Ce fût ainsi que se conclut le sequestre».

vendredi 10 décembre 2010

La CPI pour Gbagbo ?

Une défection significative

Laurent Gbagbo comptait sur une contestation violente de son coup d'État dans la rue, afin de massacrer les populations et mettre Alassane Ouattara, le nouveau président, dans une position inconfortable devant la communauté internationale. Mais le nouveau président et le groupement politique qui le soutient ont préféré utiliser "la tactique du serpent boa" qui consiste à s'enrouler autour de la proie pour l'avoir par asphyxie.

Laurent Gbagbo pourra-t-il gouverner la Côte d'Ivoire contre la volonté clairement affichée de son peuple et contre monde entier ? Il pensait pouvoir mettre le monde entier devant le fait accompli en procédant à son investiture, alors même que l'Union africaine avait annoncé pour le même jour, l'arrivée en Côte d'Ivoire de l'ancien président sud-africain, Tabo M'beki, pour essayer de trouver une solution à la crise qu'il a créée en refusant de reconnaître sa cuisante défaite après le deuxième tour. Il espérait, se souvenant sans doute de plusieurs précédents, que la communauté internationale adopterait des positions contradictoires sur lesquelles il s'appuierait pour se maintenir au pouvoir, en "bon démocrate", contre la volonté de son peuple. Mal lui en a pris. Car, Laurent Gbagbo, en bon historien, vient de se rendre compte que pour la première fois dans l'histoire, la communauté internationale a fait preuve d'une unanimité incroyable dans la condamnation d'un coup d'État électoral. Laurent Gbagbo se retrouve donc seul, sans aucun soutien ou plutôt avec plusieurs soutiens dont celui de… on n'en voit pas. Il comptait sur la Russie et la Chine. Depuis hier, ces deux pays ont signé la déclaration du Conseil de sécurité de l'Onu, condamnant son coup d'État électoral et reconnaissant M. Alassane Ouattara comme le président élu et légitime de la République de Côte d'Ivoire. Le Conseil de sécurité a même menacé d'infliger des sanctions ciblées (Gbagbo et ses généraux) contre tous ceux qui font obstacle à la volonté du peuple de Côte d'Ivoire. Le monde ne veut plus voir naître en Afrique, des dictateurs qui bafouent et méprisent le choix de leur peuple. Et cette nouvelle attitude commence avec Laurent Gbagbo qui, aussi incroyable que cela puisse paraître, a décidé de troquer les habits de démocrate contre ceux de fossoyeur de la démocratie. Sa stratégie, qui a toujours consisté à opposer l'Afrique à l'Europe, n'a cette fois-ci, connu aucun succès. L'Afrique, à travers l'Union africaine et la Cedeao, lui a demandé, fermement, de quitter le pouvoir pour laisser la place au président légitime des Ivoiriens. Laurent Gbagbo est donc isolé et cela de façon accrue, comme lui avait promis le Président américain, Barack Obama. Ses camarades du Parti socialiste français (Ps) ont reconnu Alassane Ouattara comme "le Président légitime de Côte d'Ivoire". L'Union européenne a rejeté son coup d'État, de même que l'ensemble des pays et organisations à travers le monde. Autant dire que "le fruit est mûr" et que la honte qui va s'abattre sur Laurent Gbagbo n'est plus qu'une question de jours et peut-être même d'heures. Il peut continuer à s'illusionner et à tromper ses partisans en nommant des ministres (qui ne sortiront pas du pays), en recevant au palais présidentiel les populations acquises à sa cause (mais minoritaires), n'empêche, il a perdu les élections. Il le sait, sa femme Simone le sait, de même que tous les refondateurs, y compris Affi N'guessan, l'annonceur de décès en direct sans vérification. Laurent Gbagbo comptait sur une contestation violente de son coup d'État dans la rue, afin de massacrer les populations et mettre Alassane Ouattara, le nouveau président, dans une position inconfortable devant la communauté internationale. Mais le nouveau président et le groupement politique qui le soutient ont préféré utiliser "la tactique du serpent boa" qui consiste à s'enrouler autour de la proie pour l'avoir par asphyxie. Et cette tactique responsable, qui donne ses fruits aujourd'hui, a été appréciée par la communauté internationale qui a donné raison à Alassane Ouattara. Et Laurent Gbagbo vient de découvrir qu'on ne peut pas rouler indéfiniment le monde entier dans la farine en se faisant passer pour une victime de l'impérialisme occidental. Un refrain qu'il ne peut plus utiliser. La cavale de Gbagbo est donc sans issue. Ni pour lui-même, ni pour ses partisans, y compris les gradés de l'armée qui le soutiennent et qui ont déjà fait sortir toutes leurs familles du pays, comme Affi N'guessan et les autres. Laurent Gbagbo sait que Charles Taylor a eu la même attitude irrespectueuse à l'égard de la communauté internationale. Il a suffi que le président américain lui demande de quitter le pouvoir pour qu'il se retrouve devant  la  Cour  pénale internationale. Pourtant, Taylor avait plus de soutiens à l'époque que Laurent Gbagbo aujourd'hui. Et Laurent Gbagbo, (s'il s'entête), risque de subir le même sort que Charles Taylor. Depuis hier, suite à la déclaration du Conseil de sécurité, Laurent Gbagbo et ses partisans sont considérés à travers le monde, comme des hors-la-loi. Et tout le monde sait comment la Communauté internationale traite les hors-la-loi.